Selon un article paru dans lepoint.fr, une cinquantaine de militants soutenus par des groupuscules racistes se prétendant antiracistes : la Ligue de défense noire africaine (LDNA), la Brigade anti-négrophobie (sic), et le Conseil représentatif des associations noires (Cran) sont intervenus de façon agressive le 25 mars dernier pour bloquer la représentation d’une pièce d’Eschyle (« Les suppliantes ») à la Sorbonne en empêchant les comédiens et comédiennes de se préparer et en obligeant le public à rester en dehors de l’amphithéâtre Richelieu où devait se tenir la représentation.
La raison de cette agression tombe sous le non-sens : la mise en scène a été accusée de « racialisme » car certains masques portés par les comédiens étaient noirs !
« Le théâtre est le lieu de la métamorphose, pas le refuge des identités. Le grotesque n'a pas de couleur… » a déclaré Philippe Brunet le metteur en scène copieusement insulté pendant plusieurs jours par ces excités.
On pourrait en rire, mais jaune, car il s’agit d’une entrave à la liberté de création et utiliser des masques noirs n’a rien d’agressif ou de dévalorisant envers les noirs et on pourrait même en saluer la présence. A moins que ces groupuscules considèrent que les représenter est honteux ou que la couleur noire leur appartient.
Par ailleurs ces groupuscules font preuve d’ignorance car dans l’Antiquité les comédiens portaient tous un masque et le metteur en scène avait tenu à respecter cette tradition. Exigeront-ils à l’avenir que le porteur d’un masque noir sur une scène soit obligatoirement noir pour ne pas être accusé de faire du blackface ?
Ces racistes « antiracistes » peuvent être rassurés sur un point, leur bêtise est inimitable.
Richard Burton en Othello