23 Septembre 2018
Si par hasard un militant antispéciste tombe sur l’article précédent à propos du cannibalisme, illustré par le tableau impressionnant de Goya, je me demande ce qu’il en penserait. Peut-être penserait-il que tuer ses semblables pour les manger est à mettre sur le même plan que tuer des animaux pour s’en nourrir. Ce qui pourrait justifier aux yeux des associations vegan leurs agressions sur des boucheries du nord de la France obligées de faire appel à des vigiles pour protéger leurs commerces.
Les grandes idéologies, comme le communisme, visant à transformer en profondeur les structures de la société, et prétendant changer l’avenir pour le bien de tous, ont échoué en montrant que leur application, quel que soit le pays et les modalités d’application, fait le malheur des peuples sauf en se dénaturant comme en Chine.
Les idéologies d’avenir ont été remplacées par deux types d’idéologies :
- Celles qui veulent rétablir le passé, l’islamisme est de ce type. Mais également les mouvements que l’on qualifie de populistes ou d’extrême droite qui s’accrochent à leur identité et à leur histoire et s’opposent notamment à une immigration incontrôlée qui menace de diluer cette identité ou de la faire disparaître.
- Celles qui doivent s’appliquer dans le présent et le quotidien. Elles touchent plutôt la gauche (mais pas seulement), orpheline de la pensée marxiste pour les personnes ayant retrouvé un peu de lucidité. Elles veulent contrôler les gestes du quotidien : comment manger, comment baiser, comment procréer, comment respirer. Mais aussi dans une perspective d’avenir : que faire des déchets, économiser l’énergie, respecter la planète et sa biodiversité.
Comme toutes les idéologies, celles du quotidien ne sont pas dénuées de violence ou de contrainte. C’est presque toujours le cas quand on veut imposer sa vérité aux autres.