Le "wokisme" est censé être « inclusif » pour ne pas exclure afin éviter toute oppression, Le paradoxe est que les « woke » ont une attitude agressive à l’égard de ceux qui ne le sont pas, car ils rejettent la neutralité. Ils prétendent ne pas exclure mais ils tentent de renverser les hiérarchies (à défaut d’égalité) en mettant les minorités en avant, le dominé supérieur au dominant, ce qui est une façon d’exclure la majorité ou ceux qui sont censés posséder le savoir, donc le pouvoir.
Un paradoxe de plus : le pouvoir, c’est mal, mais les « woke » le recherchent en tant que dominé et de victime, le statut de persécuté est très prisé et même parfois faussement acquis pour en tirer des avantages. On voit déjà que le patient atteint de wokisme est incohérent.
Autre symptôme : le « woke » cherche à être protégé car il est d’une grande fragilité et est aisément blessé, il recherche donc la « sécurité émotionnelle » qui lui est assuré dans des safe spaces, à l’abri de tout contradicteur. Cette fragilité mentale conduit le « woke » à estimer qu’il a toujours raison car il ne supporte pas d’avoir tort. Il interprète donc les faits, quels qu’ils soient, de façon à conforter sa vision, autre signe de son hémiplégie mentale.
Peggy Sastre rapporte le 20/08/2021 de quelle façon le "woke" Marc Lamont Hill (chercheur et journaliste américain) interprète dans sa chronique du 17 août sur Black News Channel la raison qui pousse Clarissa Ward, correspondante de CNN à Kaboul, à se couvrir de la tête aux pieds une fois les talibans revenus au pouvoir en Afghanistan. Selon lui, ce nouvel accoutrement traduit « la manière dont le hijab est utilisé comme outil politique, d’abord pour diaboliser l’islam, pour le faire passer pour plus oppressif et répressif que toute autre religion ou culture dans le monde », et ensuite pour « justifier l’impérialisme américain ». Et le journaliste de terminer son intervention en exhortant son public à ne pas gober ce « mensonge total ». À ne pas tomber dans le panneau « du hijab et des burkas », une « mise en scène » qui ne cache rien d’autre qu’un « bon vieux colonialisme » s’affairant en coulisses.
Autre signe possible du « wokisme » : la stupidité.
Sources : Pierre Valentin, Peggy Sastre (articles parus dans Le Point)