Le débat sur l’immigration s’est déroulé le 7 octobre devant une Assemblée nationale clairsemée, et s’est soldé par un pet de papillon. Au cours de ce débat, Marine Le Pen semble avoir oublié, en rapprochant l’immigration de l’assassinat de quatre personnes à la préfecture de police par un fanatique islamiste, que celui-ci n’était pas un immigré.
Dans son discours rendant hommage aux victimes, Macron a appelé « la nation toute entière » à « se mobiliser » face à « l'hydre islamiste » et a promis qu'un « combat sans relâche » serait mené « face au terrorisme islamiste ».
Une déclaration qui nous rassure car elle vient renforcer toutes celles faites après les multiples attentats subis par la France. Heureusement que le Président de la République n’a pas parlé de « combat sans failles », car pour ce qui concerne le dernier attentat, il semble que les failles furent nombreuses dans un milieu policier où elles avaient, en principe, le moins de chance d’exister, et concernant de surcroît un employé, Mickaël Harpon, habilité « secret défense ».
On ne sait comment qualifier la chose, de ridicule peut-être ?
Quand le futur tueur avait déclaré à deux collègues « c'est bien fait » au sujet de l'attentat en janvier 2015 contre Charlie Hebdo, et que ces derniers n’aient pas éprouvé le besoin, compte tenu du poste occupé par celui qui approuvait les assassins de Charlie Hebdo, de transmettre par écrit ce fait, tout de même inquiétant, à leur hiérarchie, comment qualifier cette négligence ? De ridicule ? ou plutôt de lâcheté, car il pourrait s’agir d’une crainte ridicule de passer pour islamophobes, un péché devenu mortel, mais le commettre ici aurait peut-être évité la mort de quatre personnes.
Ridicule pour ceux qui délivrent l’habilitation « secret défense » d’avoir totalement ignoré ou négligé le fait que ce Martiniquais s’était converti à l'islam depuis une dizaine d'années, et fréquentait des membres de la mouvance islamiste salafiste.
Bien sûr, il est sûrement difficile de dépister le moment où des musulmans se fanatisent, mais notons qu’ils ne semblent guère se cacher quand on voit un futur tueur, informaticien, étaler ainsi ses convictions antirépublicaines en pleine Préfecture de police, ce qui de sa part était d’ailleurs d’une imprudence ridicule, mais qui s’est révélée ridiculement sans suite.
Si nous faisons preuve d’une certaine mollesse pour lutter contre « l’hydre islamiste » (il semble que l’imam qui fut le « maître à penser » de M. Harpon devait être expulsé, mais ne l’a jamais été*), par contre, nous sommes passés maîtres dans les hommages, les discours, les défilés, les fleurs, les poupées et les bougies.
Le ministre de l'Intérieur Castaner a remis la Légion d'honneur, à titre posthume, aux quatre victimes : Damien Ernest, Anthony Lancelot, Brice Le Mescam, et Aurélia Trifiro. Si l’on comprend que le policier stagiaire qui a tué l'assaillant, et a ainsi interrompu la tuerie, soit ultérieurement décoré, je ne comprends pas ces distributions de décorations à des morts dont le malheureux mérite ne fut que de mourir, victimes d’un fanatique de l’islam.
* Par la suite j'ai appris, par un article de Zineb El Rhazoui, cette jeune femme courage qui lutte contre l'islamisme et fustige notre inertie, que ce prédicateur n'a pas été expulsé car père d'un enfant de nationalité française. Fastoche. C'est notre législation faite pour un pays laïc et démocratique qui s'est transformée en une arme que les islamistes retournent contre nous.