L’extrême droite française, pour laquelle près d’un
cinquième de la population a voté au premier tour des élections présidentielles, avait comme thèmes principaux de campagne l’immigration et la poussée de l’Islam en France.
Je ne pense pas me tromper en disant que le FN est un parti dont les membres auraient sans aucun doute milité pour l’Algérie Française, comme l’avait fait leur mentor Jean-Marie Le Pen en son temps. Leurs aînés avaient même pris les armes contre le gouvernement français pour tenter de maintenir les trois départements d’Algérie dans le giron de la république.
Si De Gaulle, qui, lui, avait une vision à longue échéance, n’avait pas gagné son bras de fer contre les insurgés, ces trois départements seraient restés français (et sans doute truffés d’attentats) et la France serait aujourd’hui peuplée de plus 100 millions d’habitants dont la moitié, au moins, aurait été composée de musulmans. Si la thèse de l’extrême droite de l’époque, le Pen en tête, s’était imposée elle aurait pleinement réussi l’islamisation de la France contre laquelle le FN s’insurge aujourd’hui.