Je
ne crois pas qu’il y ait un coin de la planète où ne sont pas présents le Coca Cola et le Pepsi Cola. Même dans les pays où l’on est hostile aux Américains, ces boissons gazeuses typiquement
américaines sont présentes et appréciées.
Elles sont surtout appréciées par les nouvelles générations. Pour ma part je n’en suis pas amateur et j’ai toujours été surpris que de telles boissons puissent accompagner un repas comme je le vois faire souvent, mais les goûts ne se discutent pas, même quand ils sont pervertis.
Ces sodas pouvant favoriser une prise de poids par leur contenu en sucre, leurs fabricants ont donc lancé avec succès la forme « light » censée pallier cet inconvénient.
Des mauvais buveurs (Dr Hannah Gardener et son équipe) de l’Université de Miami et de la Columbia University ont eu la mauvaise idée de suivre pendant 10 ans 2564 personnes pour étudier les effets du régime alimentaire et de la consommation régulière de boissons gazeuses « light » sur la survenue des affections vasculaires. Ils ont constaté que la consommation d’un soda light par jour était associée à un risque accru d’accident vasculaire cérébral, d’infarctus du myocarde et de décès d'origine vasculaire. « Ce risque étant supérieur de 43 %[1]par rapport aux non consommateurs et après prise en compte des autres facteurs de risque. ». Mais ces chercheurs continuent leurs recherches car ils n’en comprennent aucunement la raison.
Après avoir peut-être créé une panique en signalant cette étude qui conclut que beaucoup de léger pourrait faire du lourd, je tiens cependant à rassurer les consommateurs de ces boissons qui coulent à flots : le risque n’a pas été retrouvé si la consommation est inférieure à six boissons « light » par semaine ou en cas de consommation régulière de boissons gazeuses sans édulcorants. Et, comme le dit ce cher Aristote, une hirondelle ne fait pas le printemps, et une seule étude ne suffit pour établir une vérité. Enfin, si l’on tenait compte des résultats de toutes les études concernant notre alimentation, il ne resterait plus grand-chose à boire et à manger en toute quiétude et la vie vous paraîtrait plus longue.
[1] Ce qui veut dire que si l’on affecte le facteur 1 au groupe des non consommateurs, le risque pour les consommateurs a été évalué à 1,43