7 Janvier 2013
Combien de fois ai-je entendu des commentateurs ou des membres d’associations diverses considérer que les expulsions d'immigrés en situation irrégulière étaient des actes racistes. Voilà un bel amalgame qui leur donne sans doute bonne conscience et qui devrait logiquement les conduire à plaider pour l'ouverture totale des frontières et l'accueil de tous les malheureux de la terre.
Comment peut-on assimiler l'expulsion d'une personne entrée illégalement dans un pays (même si on peut la discuter) avec les actes des conquistadors espagnols qui se posaient la question de savoir si les indiens qu'ils massacraient avaient une âme ou non, c'est à dire s'ils étaient des hommes ou des bêtes, avec les négriers qui considéraient les esclaves à mi-chemin entre l'homme et la bête, avec les Allemands qui considéraient les Juifs comme des sous-hommes, en programmant et en organisant leur extermination, du petit enfant au vieillard, de façon quasi industrielle ?
Le racisme prétend qu'il y a des groupes humains génétiquement inférieurs à d'autres (ce qui n'a pas de sens). Parler de racisme pour n'importe quoi finit par vider ce terme de son sens. L'hostilité envers des étrangers est condamnable mais n'est pas un racisme. Rejeter les mœurs d'un autre groupe humain peut très bien se justifier et n'est pas un racisme. Dans la discrimination, une personne est rejetée en raison de ses origines, de la couleur de sa peau ou de ses différences avant même de la connaître, ce qui est condamnable. Mais considère-t-on alors sa nature comme inférieure ? Si c’est le cas pour certains, pour la plupart elle est rejetée par crainte de la différence ou par conformisme, ce qui distingue cette discrimination du racisme. Si une partie de la population subit une discrimination, elle peut se sentir stigmatisée et la subir comme un racisme, assimilant cette situation au port de l’étoile jaune par les juifs, ce qui est encore un amalgame, car le plus souvent la population visée arbore elle-même les stigmates de ses particularités auxquelles elle tient, les signes religieux « ostentatoires » en sont un exemple, les manifestations caricaturales de la Gay Pride, un autre.