Devant l’accroissement de la population mondiale qui est autant lié à la baisse de la mortalité infantile jointe à l’augmentation de la durée de vie qu’à la natalité, les spécialistes se demandent comment cette population sera nourrie dans l’avenir, alors que des famines existent déjà sur une partie du globe.
La réponse est simple : dans les poubelles. Au Sommet sur l’Alimentation et l’Agriculture organisé dernièrement à Chicago, il a été constaté qu’aujourd’hui, près de la moitié de la nourriture n’est pas consommée dans les pays développés. Selon le Conseil de Défense des ressources naturelles (NRDC) aux Etats-Unis, un Américain jette près de 15 kilos de nourriture chaque mois. Plus précisément, 23% des œufs finissent dans la poubelle, 33 millions de tonnes de déchets alimentaires ont fini dans des décharges ou des incinérateurs en 2010. Des milliers de fruits et légumes sont en Occident jetés avant d’être vendus lorsqu’ils ne répondent pas aux canons esthétiques et de nombreux produits sont jetés après la date de péremption. Même dans les pays en voie de développement, la nourriture peut être également jetée faute d’être acheminée à temps par manque de routes ou de moyens de réfrigération ou de clients ayant un pouvoir d’achat suffisant pour en acheter.
D’ailleurs des personnes ont déjà compris l’intérêt des poubelles et viennent y faire leurs provisions.