Le recteur de la mosquée d'Evry-Courcouronnes a lancé un appel aux mollahs afin qu'ils annulent la condamnation à mort de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Selon lui, le constat des faits reprochés n'est pas conforme à la jurisprudence de la charia.
Plusieurs éléments devraient être réunis pour constater l'adultère : «que quatre témoins oculaires dignes de confiance constatent l'acte de "la plume dans l'encrier"», qu'ils aient essayé de passer «un fil entre les deux corps» et que l'accusée plaide coupable et il pose cette question délicate : «…Est-ce que les mollahs qui l'ont jugée sont des témoins oculaires ?»
On voit que cet argumentaire est strictement religieux et qu’il peut être efficace (j’en doute) sachant à qui il s’adresse. Passons sur son ridicule, mais la monstruosité de la chose n’est aucunement évoquée : il va de soi que l’on puisse être condamnée à mort pour adultère (condamné a évidemment été mis au féminin).
Sous nos climats, si l’adultère est mal vécu dans un couple, il donne plutôt lieu à des plaisanteries en dehors et constitue la substance des intrigues des vaudevilles où les protagonistes passent leur temps à se cocufier et à s’enferrer dans de mauvais mensonges.
Les musulmans intégristes de sexe masculin seraient suffoqués par le spectacle d’adultères à répétition ne provoquant que des rires. Il faut croire que chez eux la peur d’être cocu vient immédiatement dans l’échelle des peurs après (peut-être avant) la crainte d’un châtiment de Dieu. Sinon pourquoi masquer ainsi leur (s) femme(s) qui, elles, sont d’emblée cocues en cas de polygamie ? Si la raison pour les masquer est de ne pas donner de mauvaises pensées aux mâles de passage, ceci prouverait à quel point ils sont obsédés et/ou frustrés. Pourquoi faire subir un châtiment barbare qui se veut dissuasif en cas d’adultère féminin ? Et cette peur d’être cocu se prolonge dans l’au-delà puisque les mâles qui restent sur terre venge le mâle défunt, qui, s’il est méritant, est en principe occupé à batifoler avec les 70 vierges (qui au bout d’un certain temps devraient cesser de l’être, à moins de disposer d’un hymen reproductible).