Après l’étalage de pièces anatomiques et d’excréments (de l’auteur tout de même) comme œuvres artistiques, après l’exposition de cadavres préparés avec art (de
préférence des sujets plutôt jeunes condamnés à mort, afin d’avoir quelques muscles écorchés à montrer), voici une folle (Gaga) bien en chair qui s’exhibe revêtue d’une robe faite de morceaux de
viande de boucherie et coiffée d’un steak. Etal pour carnivores, provocation stupide et laide pour faire parler de soi, provocation réussie mais affligeante.
Jusqu’où la mégalomanie ou le désir de célébrité vont-ils aller pour accrocher le public en donnant une image de soi la plus dégradante ou la plus impudique possible, dévoiler ses peines de cœur et/ou de fesses et sa médiocrité devant des millions de téléspectateurs ravis de regarder par le trou de la serrure. Le monde est devenu un livre d’images, de préférence catastrophiques ou scandaleuses, ou une bande dessinée dont les personnages se doivent d’être des caricatures pour retenir l’attention et laisser une trace fugace dans les cerveaux paresseux.
Est-ce une fin d’Empire Romain avec ses jeux du cirque et ses excès ?