Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover

La méthode du discours

Les politiques parlent beaucoup, c’est leur fonction qui l’exige. Habituellement, ils parlent plus qu’ils n’agissent car l’action reste le plus souvent au stade de la parole, mais parfois on regrette que leur action ne soit pas restée à ce stade embryonnaire, car primum non nocere.

Emmanuel Macron est une savonnette parlante : il est difficile à saisir tant il y a de mousse générale, et sa tendance est souvent de glisser et de déraper. Le président français a une fâcheuse tendance à faire des constats que tout à chacun peut faire, et l’exactitude des constats ne fait que mettre en évidence son impuissance puisqu’il est au pouvoir depuis 6 ans.

Un bon discours, c’est dire où on va et comment on y parviendra concrètement. Les discours à Macron sont trop longs, peut-être le sont-ils volontairement, il faut un certain temps pour noyer le poisson. Parler trop est acceptable, bien que fatigant, surtout pour les autres, mais parler de travers est plus ennuyeux. Que n’a-t-il pas dit de bêtises dans l’hexagone au point de se faire haïr. Mais la savonnette glisse à l’extérieur, et Emmanuel ne sait pas se taire, un peu dopé par sa propre parole dont il fait des bulles avec un plaisir évident.

On ne lui a pas appris qu’en diplomatie il ne faut pas dire toujours ce que l’on pense ? Nous avons eu le « crime contre l’Humanité » commis par la France en Algérie, délicieusement goûté pas les Algériens qui n’ont pas manqué de lui recracher la chose au visage. A présent il vient de rouler des mécaniques en Chine, même s’il n’a pas tort de vouloir une stratégie purement européenne et non alignée sur celle des USA. Ce fut le cas quand Chirac a refusé d’engager la France dans la désastreuse deuxième guerre d’Irak, déclenchée sur la foi d’un mensonge éhonté illustré par le petit flacon, probablement rempli d’eau du robinet, brandi par le ministre de la Défense américain comme preuve de la présence d’armes de destruction massive en Irak.

En marge de sa visite en Chine, il pouvait penser que les affaires du Pacifique ne sont pas les affaires de l’Europe (bien que la France y soit présente), il pouvait vouloir se désolidariser des USA, mais il était inopportun de le dire à ce moment. Je pense que les partenaires européens n’ont pas apprécié qu’il parle plus ou moins en leur nom, car il aurait pu parlé seulement au nom de la France. Et Macron s’est réjoui que les Chinois aient attendu son départ de Pékin pour encercler militairement Taïwan. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’ils aient attendu.

Dans la méthode du discours, on se tait quand on n’a pas les moyens de sa politique. Les USA sont venus trois fois au secours de l’Europe : Première et Deuxième guerre mondiales et aujourd’hui guerre en Ukraine. L’Europe est aujourd’hui incapable de résoudre ses problèmes, géant économique et nain militaire abrité sous l’OTAN qui dispose surtout des moyens américains. Elle pleure à chaque fois qu’un président américain se désintéresse de l’Europe. Alors Mr Macron il faut avoir les moyens de ses ambitions, même si celles-ci sont licites, ou se taire quand on ne les a pas, et faire en sorte de les acquérir pour parler d’égal à égal avec ceux qui les ont.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
En complément de votre illustration :<br /> Malheur à toi, pays, dont le roi est un enfant. <br /> (Ecclésiaste 10;16)
Répondre
C
Je suis d'accord avec vous : ce n'est pas le moment d'émettre des réserves sur nos alliés américains. D'ailleurs les pays européens limitrophes de la Russie ont très mal pris cette déclaration.<br /> Macron est définitivement un politique médiocre, notamment sur le plan international. Mais bon ! Avec lui, on a quand même échappé au pire. On avait le choix entre UN médiocre sans colonne vertébrale et DEUX hyènes, rêvant de se repaître du cadavre d'une France vassalisée à l'instar d'une vulgaire Biélorussie sous la protection d'un dictateur enfermé dans un bunker et méprisant tous ceux qui sont sous son contrôle. 
Répondre
B
Emmanuel Macron n'est pas un président, ni de la République et encore moins française.<br /> Il est au mieux le gouverneur provisoire d'un future province européenne située entre l'océan Atlantique et les Alpes et entre la Mer du Nord et les Pyrénées... en rêvant de devenir, un jour, the président confédéral de l'Union Européenne qu'il chérit tant<br />  <br /> Il n'avait ni parti, ni programme, ni expérience (ni budget... dit-on !)<br />  <br /> Il ne tient compte ni du Conseil des Ministres remplacé par une foultitude de conseillers personnels toujours renouvelés, ni du Parlement remplacé par des Conventions citoyennes désignées par ses soins et non représentatives sinon de la pensée présidentielle. Il insulte copieusement ses "concitoyens" tout autant que les plus grands Chefs d’État étrangers. ("il n'avait ni parti, ni programme, ni expérience... ")<br />  <br /> Et il parle. Il fait ses discours toujours vides de sens et souvent contradictoires selon l'auditoire auquel il s'adresse.<br />  <br /> Qu'attendre de plus, et pour quand, après six années de "maladresses" ou d'"erreurs de jeunesse" à répétition ?<br />  <br />  
Répondre