78% des personnes âgées de 70 ans ou plus auraient voté pour Macron au second tour de la présidentielle, et probablement aux législatives pour les députés plus jeunes qui allaient avec.
Les vieux ont donc voté pour les jeunes. L’intrépidité n’attend pas le nombre des années.
Il semble que pour le pouvoir rajeuni actuel quand on est inactif, on n’est rien. Les retraités sont des inactifs par définition pour ce qui concerne la création de richesses et non seulement ils sont inactifs, mais ils coûtent cher, entretenus par les actifs et sollicitant plus fréquemment l’Assurance maladie.
Attali dans un de ses livres (je ne me souviens plus lequel) avait découvert que les dépenses de l’Assurance maladie étaient les plus élevées dans les derniers mois de vie. Belle lapalissade. Il est de notoriété publique que les maladies mortelles surviennent avant la mort, et en étant incontestablement les plus graves, elles nécessitent des soins onéreux si des médecins irresponsables tentent de prolonger la vie. Nous n’en sommes pas encore à pousser l’aïeul dans les escaliers ou à le transporter au sommet d’une montagne pour y mourir, mais ça viendra.
Les jeunes au pouvoir envisagent donc de réduire le pouvoir d’achat (ou pour la plupart de quoi survivre, tout simplement) des vieux pour augmenter celui des plus jeunes. Enfin, des jeunes qui ne sont pas au chômage, car pour ceux-ci ce sont souvent les vieux qui leur permettent de ne pas vivre dans la rue.
J’ai entendu un commentateur politique dire que l’augmentation de 1,7% de la CSG des retraités était la « mesure phare » du nouveau gouvernement, il aurait pu ajouter qu’augmenter les impôts était à la portée de n’importe quel imbécile, éclairé par un phare ou pas. Ici, cette augmentation, destinée à compenser la suppression des cotisations sociales des salariés, doit toucher les pensions des retraités qui atteignent le niveau fabuleux de 1198 € brut par mois ! Pension dévolue à 60% des retraités. Beaucoup de salariés (et c’est heureux) ont un salaire nettement supérieur à 1200 € par mois et leur CSG (7,5 % destinée à la sécurité sociale) deviendra inférieure à celle des retraités qui s’élèvera à 8,3%, logique, puisque ces derniers sont plus souvent malades que les actifs, ça leur apprendra à devenir vieux et à suivre les recommandations de prévention.
S’ils ne voulaient pas se serrer davantage la ceinture, les vieux auraient dû voter pour des vieux, ne pas l’avoir fait prouve leur désintéressement ou un déficit cognitif lié à l’âge.
Goya