Le monde arabo-musulman se félicite du soutien des campus universitaires occidentaux à la cause palestinienne, un soutien qui n'hésite pas à demander la disparition pure et simple des Israéliens sur une terre qui est depuis 3000 ans une terre initialement juive où se déroula l'histoire des royaumes hébreux (les seuls états véritables ayant existé en Palestine) et le récit biblique du premier monothéisme dont sont issus les deux autres.
Une bonne partie de l'Islam hait l'Occident, aimerait le détruire ou le convertir, et il n'est pas étonnant que ce dernier soit apprécié dans les pays arabo-musulmans quand il se remet en question et encore davantage quand il se détruit lui-même ou appelle à la destruction d'un petit bout démocratique planté au Moyen-Orient dont la présence lui est intolérable en exposant aux nez des obscurantistes sa liberté, notamment celle des femmes.
L'agitation estudiantine occidentale est d'autant plus satisfaisante pour les islamistes que bien d'autres causes dramatiques à travers le monde mériteraient aussi de telles manifestations, mais il semble que la compassion des étudiants soit très polarisée. Leur coeur n'est pas assez vaste et oblige à une sélection unipolaire, préférant l'antisionisme, déguisement transparent de l'antisémitisme, jusqu'à justifier les atrocités commises par le Hamas, une formation terroriste qui a volontairement mis la population dont il est responsable dans une situation catastrophique quand il ne s'en sert pas comme bouclier. Le Hamas, glorifié par les imbéciles, est le pire ennemi des Palestiniens.
Dans un article du Point, l'écrivain algérien Kamel Daoud remarque que la cause palestinienne est un véritable alibi pour le monde arabo-musulman qui lui permet d'éviter de regarder dans quel état il est lui-même. En voici un extrait, cliquer sur le texte pour l'agrandir :