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Jeu de rôles

 

Jeu de rôlesUn article du Monde.fr du 14/08/15 nous rapporte qu’à la prochaine rentrée de l’université de Californie, la direction, sur la proposition de son conseil consultatif LGBT (ça existe), donnera le choix aux étudiants de cocher sur les formulaires l’une des six identités de genre proposées et que l’on pourrait définir de la façon suivante :

- Le couple vital mais ringard : homme ou femme.

- Le couple migratoire transgenre : homme se voulant femme ou femme se voulant homme.

- Le couple nihiliste : queer, hors catégorie binaire (mais où ?) ou « identité différente » (mais laquelle ?).

Les étudiants auront beau cocher une des six cases, quoi qu’ils fassent, ils seront marqués de façon indélébile par leur sexe biologique[1], pour leur appareil génital et les caractères sexuels secondaires (qui peuvent cependant être modifiés), la possibilité ou non de gestation (attribut incontournable), mais aussi de façon radicale au niveau cellulaire. Toutes nos cellules sont sexuées par les couples de chromosomes XX ou XY, et elles réagissent à l’environnement (hormones, médicaments, constantes biologiques…) de façon mâle ou femelle.

Les transgenres se sentent mal dans leur corps, le rejette, ainsi que le rôle qu’il leur impose, et sont attirés par le rôle du sexe opposé, en assumant ou en recherchant les comportements qui lui son attribués : les fameux stéréotypes qui, paradoxalement, font plutôt partie de l’attractivité migratoire alors qu’ils sont condamnés par les tenants de la théorie du genre comme étant imposés par la société. Une négation farouche de la réalité biologique (longtemps qualifiée de délire) qui peut aller jusqu’à de grands sacrifices. Malgré ceux-ci, il arrive que leur nouveau rôle dont ils ont revêtu le costume ne soit pas toujours couronné de succès.

Quant aux personnes qui veulent nier l’existence des sexes ou qui veulent les multiplier, ces deux alternatives n’ayant aucun sens, le rôle qu’elles veulent jouer est en fait celui du militantisme anti-patriarcal et antisexiste. Aussi proposer aux étudiants de choisir l’absence de sexe[2] ou un sexe différent du sexe masculin ou féminin alors qu’il s’agit d’un choix politique et idéologique, fait douter du bon sens de la présidente de l’université de Californie, pourtant très contente de son initiative et persuadée de rendre service aux étudiants. Il est vrai qu’en lançant le bouchon assez loin, on finit par faire tolérer n’importe quoi.[3]

Mais est-ce un progrès ou une décadence ?

Voir aussi : "144 liberté, égalité, absurdité"

José de Ribera : « Barbuda »

 

[1] Il existe de rares cas pathologiques où le sexe est mal défini. Hermaphrodisme : coexistence de tissus ovariens et testiculaires au stade fœtal à l’origine de structures féminines et masculines dont le devenir dépendra du sexe chromosomique. Anomalies génétiques portant sur les chromosomes sexuels comme dans le syndrome de Turner où la perte plus ou moins complète d’un des deux chromosomes X déterminant le sexe féminin aboutit à des malformations multiples.

[2] L’asexuel ne nie pas son sexe biologique mais ne s’en sert pas, du moins avec autrui. Se sentir ni homme ni femme (X) ne veut pas dire que le sexe n'est pas déterminé, même s'il est nié.

[3] Je ne parle pas d’orientation sexuelle qui n’est aucunement envisagée dans l’article.

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D
Votre proposition permettrait d'avoir des précisions intéressantes, dans un but statistique, bien sûr.
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P
Personnellement, j'ai toujours voulu avoir la possibilité de cocher la mention "plus gros que le vôtre" en remplissant cette partie des formulaires.Autant je comprend l’intérêt qu'il peut y avoir à renseigner son sexe pour ce qui est des soins médicaux, autant  pour l'administration ...? Surtout dans le cas plutôt tordu de cette université....
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D
Une folie contagieuse qui a gagné l'Europe et notamment la Suède.
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N
Complètement sinoques!<br /> Amitiés.
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D
J'en suis bien d'accord, ce sont des élucubrations d'une société qui se regarde le nombril à l'écoute de la petite musique du Titanic. C'est la raison pour laquelle j'ai parlé de décadence.
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S
il y a une bonne vingtaine d'années, Pierre Salinger, le conseiller de JF Kennedy, mettait déjà en garde contre les élucubrations des universités américaines. Et en France, en 2011 l'université de Bordeaux fait docteur honoris causa la papesse du gender, Judith Butler.<br /> Il n'y a rien de plus urgent en France que de s'étriper sur la traduction de "queer". Vaut-il mieux dire "allosexuel" ?  "altersexuel" ?
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D
C'est en principe pour avoir une vision démographique de la question et promouvoir la tolérance vis à vis des individus marginaux. Mais les contenus de ces formulaires ne sont pas divulgués. Je ne vois donc pas très bien qu'en déclarant à la direction que l'on est par ex transgenre évitera à celui-ci d'être harcelé par les condisciples.
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P
Au delà de toute controverse (ou de tout ridicule), je me demande en quoi ce classement grotesque peut aider les étudiants dans leurs études.
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D
Je ne pense pas que l'offensive LGBT (que l'on peut comprendre en raison des persécutions, mais ils en font à présent beaucoup trop) et les implications de la théorie du genre soient de simples provocations (ce qui est le cas des Femen). Il y a tout de même une remise en cause des structures sociales, de l'individu et de sa place dans la société. La notion de sexe, la notion de couple, l'enfant dans le couple ont subi en peu de temps de profonds remaniements en Occident qui s'opposent frontalement à d'autres sociétés et notamment à l'islam dont le rigidité même peut, de  ce fait, séduire.
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S
Pour moi, ce n'est ni un progrès ni une décadence. Juste une posture contre le bourgeois imaginaire (qui en a vu d'autres et ne se formalise plus de rien), c'est comme les Femen dans les lieux de culte. Les pauvrettes s'imaginent faire de la provocation, ça permet à Caroline Fourest de rallumer sa guéguerre contre les "intégrismes, tous les intégrismes" qui mettent dans le même sac islam et christianisme. Même si l'un s'offense plus facilement que l'autre et décapite si on lui manque de respect. Si la Femen provoque encore quelque chose, ce sont quelques ricanements sur leurs bourrelets. Mieux vaut être Femen que Pussy Riot chez Poutine. Là ça rigole moins.
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D
ZAZA. Faire entrer dans l'université des notions aberrantes ou en tout cas sans le moindre fondement  peut en effet être considéré comme décadent. Ces préoccupations universitaires évoquent les discussions du Moyen Âge sur le sexe des anges.
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D
L'existence d'un conseil consultatif LGBT dans l'université est significatif. Avoir une instance officielle dont le seul but est de promouvoir ou de défendre des orientations sexuelles, c'est à dire des comportements intimes du domaine de la vie privée de chacun et qui devraient le rester. Les LGBT ne sont plus persécutés en Occident, même s'ils ne sont pas toujours appréciés.
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Z
J'ai relu 2 fois votre billet pour en saisir tous les aspects, et en y réfléchissant, je pencherais pour la décadence ! La nature est faite ainsi et pourvoir vouloir tout ranger dans des petites cases... Beau temps aujourd'hui, pour la bénédiction de la mer.. Bonne soirée Doc.
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S
 Nous avons importé des campus américains la culpabilisation due à la ségrégation qui ne nous concerne en rien. <br /> Résultat :<br /> Les spectaculaires défilés des fiertés fiottes et LGBT, un lobby politique lié à la sacralisation des minorités (car les hermaphrodites, quel pourcentage de la population générale ? 0,001% ?). <br /> A venir : <br /> La dénonciation des violeurs potentiels (avec liste nominative, éclairage au ras des pelouses et cellules psychologiques pour se reconstruire). <br /> Le communautarisme. Sous l’AOC de multiculturalisme. 
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