« Les personnes non-binaires ne se ressentent ni strictement homme, ni strictement femme, mais entre les deux, un mélange des deux, ou aucun des deux… Elles constituent environ 0,37% de la population américaine, soit 1 individu sur 273 ». Si la détermination biologique génétique et hormonale ne souffre d’aucune anomalie d’origine embryonnaire, la non-binarité est purement psychologique, de l’ordre du ressenti car jusqu’à présent on n’a trouvé aucune particularité dans le système nerveux ou les viscères permettant d’expliquer cette perception indéterminée de son genre ainsi considéré comme « fluide ». Un ressenti dans le domaine du genre ne se discute plus et permet de quitter le cadre de l’hétérosexualité pour rejoindre le groupe hétérogène des LGBTetc…qui s’étoffe chaque jour davantage. Ce qui est intéressant est la primauté donnée au ressenti : « je sens donc je suis ou pas ». Mais cette démarche psychologique pourrait être étendue à d’autres domaines où le ressenti détermine l’attitude. Un mégalomane se sent le plus grand, le paranoïaque le plus menacé et peu importe la réalité, mais doit-on respecter ce ressenti s'il ne cadre pas avec la réalité ? Inversement on ne peut pas imposer un ressenti qui n’est pas vécu. Cependant ne pas ressentir appartenir à un genre ne prouve pas que ce genre n’existe pas et que l’on n’en fait pas partie qu’on le veuille ou non. La biologie, jusqu’à preuve du contraire, n’est pas modifiable par la volonté ou le désir. Par contre on peut être indifférent à la biologie ou à la réalité et obliger les autres à l’être également. C'est à dire obliger les demeurés binaires à vous considérer tel que vous n'êtes pas parce que vous estimez l'être. Illustration : Charles d’Eon de Beaumont dans sa version femme.