Comme on l’a vu, des verts devenus maires ont pris quelques décisions farfelues qui décrédibilisent l’écologie. Les préoccupations écologistes sont suffisamment sérieuses pour mériter mieux que les clowns qui prétendent s’en occuper. A vrai dire l’écologie devenue politique est un fourre-tout idéologique qui pollue tous les domaines, se mêle de tout, et prétend imposer au nom du sauvetage de la planète une véritable dictature de la pensée estampillée à gauche et du côté de la bien-pensance, celle qui veut faire notre bonheur même malgré nous, et bien sûr pour nous sauver de la fin du monde. Les écologistes persuadés de défendre des causes indiscutables sont donc persuadés d’avoir raison jusqu’à rejeter dans l’enfer ceux qui ne pensent pas comme eux. C’est ainsi que Nicolas Hulot, qui a sûrement des éoliennes dans son environnement, trouve « pathétique » la fronde contre elles : on ne doit pas discuter leurs bienfaits, leurs
avantages et leurs inconvénients. Comme l’écologie mène à tout et se mêle de tout, nous devons la dernière à Alice Coffin, conseillère EELV de Paris dont le militantisme écolo-féministe l’a conduit à pondre la demande dont fait état l’entrefilet ci-contre paru dans Marianne du 25 juin dernier. On peut certes en rire, mais le totalitarisme et la dictature qu’ils soient bienpensants ou mal-pensants sont toujours redoutables surtout quand ils cherchent – comme toujours - à façonner les jeunes esprits dès l’école. Je ne trouve pas drôle que l’on cherche à m’imposer une façon de penser et que l’on cherche à pénétrer l’art et la culture pour les « corriger » comme ce fut le propre du fascisme et du communisme.