En Allemagne, l’Union des généralistes catholiques (BKÄ) cherche à remettre les homosexuels sur « le droit chemin » et propose aux brebis égarées « des outils homéopathiques pour juguler leurs penchants homosexuels » en préconisant notamment des micro-doses de granules de platine accompagnées d’une psychothérapie et d’une assistance spirituelle. L’homéopathie ayant surtout un effet placebo, je suppose que ces généralistes catholiques ont sans doute plus foi dans « l’assistance spirituelle ».
Les homosexuels allemands ne semblent pas prêts à avaler la pilule, mais proposer une thérapeutique, même s’il s’agit d’homéopathie, implique que ces catholiques considèrent toujours que l’homosexualité est une maladie. Il est vrai qu’elle a été retirée de la liste des maladies mentales il y a seulement une quarantaine d’années.
Depuis des siècles l’homosexualité a été férocement réprimée et continue à l’être dans nombre de pays (88 semble-t-il), notamment musulmans. Les religions sont à l’avant-garde de cette répression pourchassant la chair tout en prônant la procréation.
Alors tout compte fait, je préfère les « soins » proposés par les généralistes catholiques que ceux infligés par ces pays dont les ordonnances sont plutôt drastiques : incarcérations, tortures ou mises à mort.
Mais je dois avouer que je trouve la parade « Gay Pride » déplacée. D’abord, parce qu’il s’agit d’une manifestation communautaire qui n’est motivée que par une orientation sexuelle, alors que celle-ci appartient au domaine privé et même intime et qu’elle n’a rien à faire dans la rue ; ensuite, parce que la dénomination « Gay Pride » n’a pas de sens, car on ne voit pas pourquoi une préférence amoureuse et une façon d’aboutir à l’orgasme constitueraient des motifs de fierté, comme il n’y a pas lieu d’en être honteux.