La question pouvait déjà se poser après des déclarations mal venues et qui se sont retournées contre lui, sorties incontrôlées à l’égal de celles d’un gamin à qui la mère conseillerait par la suite de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Cette fois son immaturité devient dangereuse quand il a déclaré à des journalistes dans l’avion qui le ramenait d’Israël, où son attitude avait été plutôt digne, et comme pour rétablir un équilibre : " La Shoah a une singularité extrême. Mais, pour moi, le conflit mémoriel lié à la guerre d'Algérie a à peu près le même statut que la Shoah avait pour Chirac en 1995" après avoir d’ailleurs imité ce dernier aux abords de l’église St Anne.
Macron étant trop jeune pour avoir vécu la guerre d’Algérie, on peut se demander s’il n’en a pas pris connaissance dans un ouvrage intitulé « La guerre d’Algérie pour les nuls » rédigé par un Algérien. Comment peut-on comparer l’arrestation par la police française d’innocents désarmés, des enfants aux vieillards, en allant les chercher chez eux pour les envoyer dans des trains bondés vers les camps de la mort dans un but génocidaire avec une guerre entre deux camps armés où massacres et exactions ont été commis des deux côtés.
Une immaturité dangereuse, car une telle déclaration viendra renforcer l’hostilité pour la France des descendants d’Algériens vivant sur notre sol et qui vont être ainsi persuadés des intentions génocidaires des Français en Algérie, ce responsable irresponsable ayant déjà accusé la colonisation française en Algérie de crime contre l’humanité.
La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants. Il y a des taloches qui se perdent.