La démocratie mène à tout, à condition d’y entrer pour pouvoir en sortir.
En Tunisie, les jeunes ont acquis la liberté d’être internés dans des camps de regroupement en Europe. La délivrance par les Italiens d’un droit de séjour sur leur sol (et dans l’espace de Schengen) aux Tunisiens montre bien que la solution logique est que la Tunisie rejoigne l’Union européenne.
En Egypte, l’armée conserve le pouvoir qu’elle n’a jamais quitté. Contrairement aux islamistes, les chrétiens qui fêtent la résurrection ne sont pas près de ressusciter.
A Bahreïn, les aspirations démocratiques couvrent une guerre de religions entre chiites dans la rue et sunnites au pouvoir. Un des bienfaits de la démocratie est la libre concurrence sur le marché spirituel.
En Libye, Kadhafi ne quitte pas sa toge romaine car ses colonnes ne sont pas encore en ruines.
Au Yémen, Saleh accepte de rester transitoirement au pouvoir pour un mois en se disant que trente jours ou trois ans, ce n’est qu’une question de perspective.
En Syrie, pour être enterré avec les honneurs, il suffit d’être présent à l’enterrement des autres. En tant qu’ophtalmologue, Bachar el Assad trouve inutile de vérifier sa vue car il sait qu’il est aveuglé par le sang.
Au Maroc et en Algérie, les promesses ne chôment pas, contrairement à la jeunesse.
En Iran, les Perses, n’étant pas arabes, sont toujours en hiver et les jeunes se droguent sous le voile en attendant le printemps.
Magritte : « L’invention collective »