Décidemment, nous vivons des jours fastes. Après le mariage de Kate et de
William (auquel, je le rappelle, je n’ai pas été invité), et comme un bonheur n’arrive jamais seul (version optimiste de la vie), demain le pape Jean-Paul II va être béatifié et le pape Benoît
XVI le déclarera bienheureux. Etre heureux à en être béat tout en étant mort est incontestablement un sort enviable. Le Vatican prévoit une
« célébration très simple » : des foules de pèlerins sur la place Saint-Pierre et la présence – outre les cardinaux et les évêques - de 87 délégations officielles dont 22 chefs d’Etat et de gouvernement, bref, une cérémonie intime qui ne durera que 2 heures et
demi.
Un résumé de la vie de Karol Wojtyla sera « esquissé » et je suppose que cette esquisse, dans sa sobriété, laissera de côté la protection des prêtres pédophiles qui se sont multipliés en toute béatitude sous son pontificat.
La relique est déjà prête sous la forme d’une petite éprouvette de verre avec un peu de son sang (l’Eglise a un penchant aimable pour les fragments et les extraits de cadavres), elle sera présentée à la vénération mortifère des fidèles qui pourront, en outre, défiler devant la dépouille du pape JP II installée au cœur de la basilique jusqu’au lendemain matin.