Depuis le surgissement inattendu du parti centriste de Macron accomplissant en une saison le rêve trentenaire de Bayrou, les analystes compétents parlent de recomposition du monde politique français.
En ma qualité d’analyste totalement incompétent mais néanmoins bavard, je parlerais plutôt de décomposition.
Le parti centriste, selon les estimations, va représenter 16% de la population et occuper 70% des sièges de l’Assemblée. La seule représentation conséquente sera probablement celle des LR, mais pour ma part, je ne trouve pas de différence fondamentale entre le programme de LRM (selon les quelques bribes lâchées deci delà) et celui de LR (selon le résidu du projet Fillon). A noter que ce qui différencie « La République en marche » : LRM, et « Les Républicains » : LR, c’est le M, c’est à dire, en fait, Macron.
Après la tempête de nombreuses épaves écolo-socialistes ont été emportées par les flots quand elles n’ont pas été repêchées par le paquebot « En marche », n’ayant pas revêtu à temps une tenue social-démocrate insubmersible. Autant dire que pour les survivants restés dans le potage, la tête est un peu perdue et la réanimation risque d’être longue.
Dans la décomposition actuelle du bipartisme convenable, la seule alternance possible, si LRM échoue, serait celle proposée par les partis extrémistes de droite et de gauche qui ne se distinguent vraiment que par leur attitude envers l’immigration. Pour être efficaces, ces partis devraient se regrouper en un vaste parti populiste (le LIFN) qui représenterait environ la moitié de la population française, le FN apportant son « petit peuple » et ses « fachos » et Mélenchon, ses « gens » et ses « bobos ». L’idée paraît heureusement farfelue, mais l’on ne compte plus les extrémistes de gauche ayant viré à l’extrême droite et ne vient-on pas de voir un candidat FN éliminé au premier tour des législatives demander à ses électeurs de voter pour un mélenchoniste ?
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