« Une enquête menée par l’UFC-Que Choisir et dévoilée ce jeudi 19 septembre montre que 80% des médicaments périmés à base de paracétamol ou d’ibuprofène sont toujours efficaces jusqu’à 30 ans après leur date de péremption ». De la part des laboratoires pharmaceutiques imposer une date de péremption rapprochée (en général 3 ans) est la façon la plus simple de gagner de l’argent en obligeant les consommateurs à renouveler plus rapidement leurs médicaments. Il suffit de jeter un coup d’œil dans les pharmacies privées pour constater que des boites de médicaments partiellement consommés ou détenues en prévoyance stagnent sur les étagères pour être jetées si l’on veut à nouveau les utiliser, la date de péremption étant dépassée et pour le plus grand bénéfice des laboratoires.
Ces dates de péremption existent à juste titre pour les aliments préparés car si pour les médicaments le risque éventuel est une diminution de leur action, pour les aliments, le risque est digestif ou pire.
Il est dommage que l’on ne puisse pas étendre la notification des dates de péremption à d’autres domaines. Cependant, elle existe déjà pour l’âge de la retraite et une grande partie de la population aimerait que la date de péremption soit la plus rapprochée possible. Pour ma part j’aimerais également qu’elle soit certifiée pour certains politiciens dont la présence dans le paysage politique est inutile voire nocive afin de les sortir du fromage.
Je crains que l’on ne puisse pas déterminer une date de péremption pour les gouvernements, mais il est certain que l’on sera obligé de les renouveler rapidement avant même qu’ils commencent à agir et sans être certain qu’ils puissent être capables de le faire. Et pourquoi un nouveau gouvernement ne fixerait-il pas lui-même sa date de péremption en s'engageant à réaliser des taches déterminées avec une date butoir ?