Emil Nolde "Mer d'automne VII"
FIN D’AUTOMNE
Les tourbillons du vent de novembre
Soulèvent l’ocre robe de l’automne
Les arbres dénudés de leur chair
Montrent leur squelette de bois
Leur parure d’or tombée à terre
S’étale en vaguelettes éparpillées
Que le vent retourne et fait rouler
Le long des caniveaux humides
Le balai les pousse en petits tas
De restes odorants et putrides
Qu’un monstre glouton déglutira
Buvant les vagues mordorées
Laissant à vif le bitume gris
Des rues dénudées de Paris
Paul Obraska