PAS
Il court sur les trottoirs de la ville
Son corps se plie à ses caprices
Ses jambes virevoltent, dociles
Il effleure l’asphalte avec délice
Il surveille chacun de ses pas
Chaque pas est une prouesse
Avancer dans la foule est exploit
Il s’obstine malgré sa faiblesse
Il voit devant une femme marcher
Elle avance vite dans la foule
Ses talons claquent sur le pavé
Il ne peut la suivre, il roule
Il écoute les pas dans la ville
Sur les dalles les bruits syncopés
Il est là désormais immobile
Et rêve de ses pas envolés
Paul Obraska