Mélenchon qui vient d’être condamné à 3 mois de prison avec sursis, et 8000 € d’amende pour sa performance lors de la perquisition des bureaux de La France insoumise, remarquable par la série d’éructations grandiloquentes que tous les spectateurs ont pu apprécier, me fait penser à cette banane scotchée sur un mur lors de la récente exposition d’art contemporain à Miami, exposée comme une « œuvre » que son « créateur » italien a intitulé « The Comedian ». Un collectionneur français (qui ?!) l’aurait acquise pour la modique somme de 120000 $ !
Vous me direz : quel peut bien être le rapport entre cette banane et Mélenchon ?
Il y a d’abord le nom de l’œuvre qui conviendrait fort bien à notre bateleur. Ensuite, le fait que l’on peut glisser sur sa peau (je parle de celle de la banane) alors que le leader maximo a une fâcheuse tendance à déraper. Enfin, l’art contemporain continue à délirer (depuis l’urinoir « Fontaine » de Duchamp, il y a un siècle) et l’Insoumis en chef est de plus en plus dans un délire paranoïaque, criant au procès politique et au complot en prenant une posture de révolutionnaire pourchassé par un régime dictatorial. Ce qui lui permet de justifier l’insoumission dont on ne voyait pas l’objet.
Mais est-ce que le sort de Mélenchon sera celui de la banane ? Je ne le souhaite pas, puisque le fruit (pourtant défendu) a été décroché du mur, pelée et dûment mangée par un autre « artiste » qui s’est livré ainsi à une performance « artistique » intitulée « Hungry artist ». Tout en dégustant l’œuvre contemporaine, l’artiste incompris a été expulsé par le service de sécurité. A tort, car la banane était destinée à être régulièrement remplacée avant pourriture. Par contre, notre monde délirant qui tend à pourrir ne peut pas être remplacé, et Mélenchon, lui, est irremplaçable.