Nous vivons de plus en plus dans un monde où le bon sens et la modération disparaissent au profit des extrêmes, quelle que soit la façon absurde avec laquelle ils s’expriment.
Foetus de 12 semaines
L’extrême conservateur nous donne des lois anti-avortement qui peuvent s’avérer insensées. L’état de l'Ohio (USA) a déjà fait voter une loi l'an dernier qui interdit l'avortement dès lors qu'on détecte un "battement de cœur", ce qui correspondant à six semaines pour les élus. Bloquée en justice, la loi n’est pas encore appliquée. Mais les médecins doivent (ce qu’ils font dans les conditions habituelles) "tout mettre en œuvre pour préserver la vie d’un enfant à naître", sous peine de prison. Un gynécologue-obstétricien en Ohio en conclut : "Nous allons tous finir en prison". Le projet de loi déposé au congrès local oblige en effet les médecins à faire l’impossible, comme "tenter de réimplanter une grossesse ectopique dans l’utérus de la femme". A défaut, ils encourent des sanctions disciplinaires, voire des poursuites pour meurtre. A noter que le sort de la femme ne semble guère préoccuper les élus de l’Ohio.
Velàsquez : "Les ménines"
L’extrême « progressiste » nous a offert le 2 décembre dernier le spectacle affligeant d’Elsa Ramos, une enfant de 8 ans (donc non pubère), recordman ou recordwoman transgenre depuis l’âge de 4 ans ( !?), déjà surnommée « la Greta Thunberg des droits LGBT+ » venue à l’assemblée de l’Estrémadure faire un discours pour la défense des LGBT+ en ânonnant un texte manifestement écrit par d’autres, probablement les parents[1] qui la manipulent, en atteignant ainsi le nirvana de la médiatisation, et dont voici un extrait : « Le plus important dans tout ça, c’est que, mesdames et messieurs, vous qui vous dédiez à la politique, malgré les menaces, continuez de voter des lois qui reconnaissent la diversité de chacun, et surtout que les personnes trans aient le droit d’être qui elles sont vraiment. Ne laissez pas les gens nous priver de ce bonheur. Les députés, la larme à l’œil, ont unanimement applaudi le singe savant à la fin de la lecture de son discours (« guenon » me paraissait plus désobligeant, d’autant plus que l’enfant est d’aspect charmant, espérons que ce vedettariat ne l’abimera pas).
[1] « Sa mère était déjà venue en 2014 parler devant les députés de sa fille, afin de s’assurer qu’elle aurait un futur bienveillant, et qu’elle soit entourée de gens qui acceptent son choix, en appelant à voter des lois pour la communauté LGBT+. »