La somnolence au volant est la première cause d´accident sur les autoroutes
(1 sur 3) devant l´alcool (1 sur 6) et la vitesse (1 sur 10).
L’Argus s’est donc livré à une expérience dont les résultats sont plutôt inquiétants. A la clinique du sommeil de Paris il a été vérifié qu’un conducteur, la nuit avant son départ pour Nice, avait parfaitement dormi. Il a pris le volant équipé d’un dispositif sophistiqué de surveillance. Bien que ce conducteur ait respecté toutes les recommandations notamment pour éviter la somnolence, il a dormi 11 minutes pendant son trajet de 930 km, absolument sans s’en apercevoir ! Il a donc parcouru 24 km à une vitesse moyenne de 130 km/h en état de somnolence. Ces 11 minutes se décomposent en 8 séquences et varient entre 30 secondes et 2 mn30.
Certes il s’agit d’une statistique sur 1 cas, mais ce conducteur était dans les meilleures conditions pour ne pas s’endormir au volant, cela suggère qu’il est possible que tous les conducteurs s’endorment sur un long trajet.
Mais comment interpréter un bâillement chez une femme ? Selon un spécialiste du bâillement (ça existe !) cette ouverture incontrôlable de la bouche féminine accompagnée d’étirements serait une expression du désir sexuel. Si le passager masculin prend cette manifestation du sommeil pour une invite, les accidents de la route risquent de se multiplier.
Il parait cependant peu probable que dans le cas du conducteur testé le sommeil ait été complet au point de fermer les yeux et de relâcher les muscles pendant 2 mn30, ce qui est très long. Néanmoins, il serait charitable lors de mon prochain trajet en voiture de le faire en klaxonnant tout le long de la route afin de réveiller les autres automobilistes, ce qui me permettra de dormir au poste de police la conscience tranquille.