Depuis des années la municipalité de Paris (comme dans bien d’autres métropoles) tente progressivement, insidieusement, inexorablement d’éradiquer de la ville la voiture thermique qui vit son déclin après avoir connu une expansion sans frein et l’objet de toutes les attentions pendant le dernier siècle. Elle va disparaître sous l’œil ironique des derniers chevaux réservés aux ballades sentimentales dans les villes touristiques.
Tout est fait pour accélérer sa chute et pour en dégoûter l’usage. Extension des espaces piétonniers, fermeture des voies rapides, sens interdits absurdes, obstacles de béton, embouteillages concertés, projet d’amputation du périphérique, voies vélocipédiques à contre-sens, invasion des terrasses sur le chaussée, stationnement problématique, limitation de vitesse permettant aux cyclistes et aux trottinettes de doubler les voitures en ajoutant ainsi l’humiliation à la stagnation.
On ne peut pas discuter les bonnes intentions à l’origine du marasme : nous préserver d’une cuisson dans l’avenir et réduire la pollution dans le présent. L’objectif est la préservation de notre santé. Rien à dire. Aussi je me suis débarrassé de ma voiture et je prends le métro où la pollution par les particules fines est trois fois plus élevée que dans la rue, et la concentration virale digne d’une culture.
Serait-ce un complot ?
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