La mort de Molière par Pierre-Antoine-Augustin Vafflart (1806)
Molière est mort à 51 ans, probablement de tuberculose, quelques heures après avoir joué pour la quatrième fois – ironie du sort – Le malade imaginaire, représentation pendant laquelle il avait tenté de masquer par un rire le malaise qu’il ressentait en jouant.
Molière est en quelque sorte mort « au boulot » si l’on en croit le comédien Yvan le Bolloch qui refuse d’imiter Molière (je le rassure, il aurait bien du mal à le faire) en déclarant sur BFM TV le 17 décembre : “Est-ce qu’on veut crever au boulot ? Moi, je n’ai pas envie de crever au boulot, ce n’est pas cette société-là que je veux, moi je veux pouvoir profiter de ma retraite et de mes acquis sociaux qui ont été conquis de haute lutte depuis 1945.” Ce comédien, qui soutient (bien sûr) le France insoumise, considère donc son métier comme un « boulot ». Je pensais qu’un boulot était une dénomination plutôt péjorative du travail que l’on fait pour gagner de quoi vivre et souvent parce que l’on n’a pas pu exercer un travail que l’on aurait aimé faire.
Il me semblait que vouloir jouer la comédie était une vocation, et que les comédiens prenaient un certain plaisir à le faire. Il me semblait que les comédiens qui arrêtaient de paraître sur scène ne le faisaient qu’en cas d’incapacité ou lorsque l’on ne faisait plus appel à eux pour jouer.
Le comédien Yvan le Bolloch n’aime pas son métier, il a hâte de le quitter. J’avoue que je ne l’ai jamais vu jouer, constatons cependant qu’il joue très bien la victime (comme tout le monde) et la colère (comme beaucoup), avec peut-être une tendance à la caricature.