Un peu de politique affliction pour se distraire…si l’on veut. On se souvient que la primaire destinée à choisir le candidat de la droite pour l’élection présidentielle de 2017 avait opté pour Fillon plutôt que pour Juppé, alors que ce dernier avait pourtant toutes les chances de la gagner pour succéder à François Hollande. Malgré cette primaire, qui mérite bien son nom, les chances pour Fillon d’être élu restaient grandes, la gauche paraissant déjà mal en point en choisissant comme champion, de façon toujours aussi primaire, le plus médiocre d'entre eux après le désistement piteux de Hollande. Mais c’était sans compter avec le Canard enchaîné qui révéla opportunément les magouilles, assez minables, il faut bien le dire, du dit Fillon qui perdit toute stature de présidentiable. Vint alors le divin Macron qui sauta de l'Olympe dans le trou du milieu en écrasant maladroitement les porcelaines installées dans le magasin depuis des décennies, et ce fut la fin du bipartisme à la mode anglo-saxonne et l’émergence des nostalgiques de Pétain et ceux de Robespierre qui étaient restés jusqu’à présent cantonnés dans l’arrière-salle tout à leurs rêves d'antan en attendant leur heure. Il est certain que c’est au Canard enchaîné que nous devons le bordel actuel, et il ne fait que commencer. J’espère cependant qu’aucun gouvernement ne viendra lui clouer le bec, même si parfois il serait plus judicieux qu'il le ferme. On ne peut s'empêcher de comparer le cas de Fillon et celui de Trump. La carrière politique de Fillon s'est arrêtée car il avait une tendance mesquine à économiser les bouts de chandelles jusqu'à se faire rembourser par sa propre fille le coût de son mariage. Le milliardaire Trump, dont la carrière professionnelle a été émaillée de procès, sera peut-être à nouveau le champion des Républicains pour la présidence des USA alors qu'il vient d'écoper de 34 chefs d'inculpation à New-York, qu'il avait tenté de manipuler les élections précédentes en Géorgie et qu'il avait encouragé ses troupes à envahir le Capitole pour en chasser les pédo-satanistes, ce qui ressemblait fort à un coup d'Etat foireux. A noter que la radinerie rapproche l'ex président des USA de notre ex premier ministre français, puisqu'il a fait passer sur ses comptes de campagne les 130000 dollars pour acheter (par l'intermédiaire de son avocat) le silence d'une prostituée avant l'élection de 2016. Trump se pose en victime aux yeux des siens toujours énamourés et du monde un tantinet stupéfait en dehors de Poutine qui le trouve à son goût. Une position de victime qui pourrait le favoriser dans la course à la Maison Blanche, si les oies du Capitole, à défaut de Canard, ne protègent pas la cité.
Après son inculpation, l’ancien président des États-Unis a fait fabriquer des t-shirts floqués d’une fausse photo d’identité judiciaire avec la mention "non coupable" pour susciter des appels aux dons. La classe...Mais il n'y a pas de petits bénéfices dans le rêve américain.