C’est le western à Marseille. Les règlements de compte se multiplient dans les rues sous le regard des habitants qui n’en mènent pas large. Les shérifs sont impuissants, et arrivent toujours après la bataille. Mais une question fondamentale se pose : faut-il empêcher les voyous de s’entretuer ? Les délinquants ont ainsi rétabli officieusement la peine de mort, certes après un jugement hâtif et subjectif, et la sanction est probablement disproportionnée par rapport au délit. Il est cependant incontestable que d’une certaine manière la pègre fait le manège avec une plus grande efficacité que les shérifs en éliminant radicalement ses propres affiliés.
Laisser les voyous s’entretuer n’est pas une mauvaise chose, mais présente un inconvénient : des passants innocents risquent de retrouver des balles perdues dans leur corps. Cette conséquence fâcheuse des fusillades tient au manque de formation des tireurs. Je ne vois qu’une solution : les former afin d’assurer une précision des tirs pour éviter les dommages collatéraux. Qui aurait les compétences nécessaires pour assurer cette formation ? Les shérifs, bien sûr, ils pourraient ainsi se rendre utiles, et préserver la population des tirs maladroits par cette action préventive.
Jusqu’à présent tout a échoué, et il me semble que toute nouvelle idée serait la bienvenue et devrait être prise en considération. Les forces de l’ordre pourraient être appelées « forces du désordre » et les délinquants en formation devraient toucher une allocation pour le temps qu’ils y consacreraient. Dans la vaste foire marseillaise, le tir aux pigeons, bien encadré par les autorités, deviendrait une attraction qui ferait l’admiration des touristes, surtout des chasseurs.
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