Bernard Buffet : "la Révolution française"
Comme chaque samedi nous assistons à un spectacle. Une pièce de théâtre en costumes qui traîne en longueur puisque nous en sommes au XIXème acte, et dont nous ne savons toujours pas s’il s’agit d’un mélodrame qui se terminera bien ou d’une tragédie qui se soldera par la disparition d’un ou de plusieurs acteurs lorsque le rideau tombera.
Ce spectacle du samedi fait les délices des médias qui nous invitent à suivre en direct toute les péripéties de l’intrigue. Comme la pièce est en grande partie improvisée, nous avons même des critiques qui commentent au fur et à mesure le jeu des acteurs. Commentaires qui, il faut l’avouer, n’intéressent guère les spectateurs lassés par leur monotonie (sauf aujourd’hui où j’ai entendu une dame de « Lutte ouvrière », égarée au XXIème siècle, parler de « cadences infernales » sur LCI).
Beaucoup de spectateurs auraient plutôt tendance à suivre le spectacle comme un match de football, attentifs au score et aux prouesses physiques : le stade est-il plus ou moins rempli par rapport au match précédent ? Quel est le comportement des équipes en présence ? Combien de hooligans ? Combien de vitrines brisées ? Combien d’incendies ? Combien d'interpellés ? Combien de blessés ?
La France continue à avoir une créativité que le monde nous envie.