A une époque où les frictions se multiplient dans le monde, où la Corée du Nord envoie ses pétards pour amuser son jeune dictateur, où les musulmans ne perdent pas une occasion de s'étriper entre croyants et de se suicider en groupe, histoire d'avoir de la compagnie au paradis, tout en propageant les bienfaits de leur religion de paix, et ceux escomptés de la fission nucléaire, où la Chine et les USA se disputent des parts de marché en montrant leurs muscles et leurs taxes, où l'Afrique qui croulent sous les richesses naturelles, va de viols en massacres, s'appauvrit au profit des dirigeants accrochés à leur fauteuil, et se vide de sa jeunesse en faisant de la méditerranée un cimetière marin, que fait l'ONU ?
L’ONU se mêle le moins possible de ce qui devrait la regarder (en dehors de l’OMS pour la santé) et le plus possible de ce qui ne la regarde pas, comme de rectifier l'histoire de la Palestine en essayant d'effacer l'empreinte millénaire des juifs dans la région au profit des musulmans infiniment plus nombreux. Mais tout cela est accessoire.
Elle vient de montrer l'importance de son rôle dans le monde en accueillant comme il se doit la présumée autiste à peine sortie de l'enfance, mais donneuse de leçons au service du climat, après sa traversée héroïque de l'Atlantique en voilier, et son arrivée triomphale à New-York sous les applaudissements. L’ONU a accueilli Greta Thunberg avec les honneurs : une flotille de 17 voiliers - un pour chacun des 17 objectifs du développement durable fixés par l’ONU à l’horizon 2030 - a accompagné son voilier pour la dernière ligne droite avant son arrivée à Manhattan. Des dizaines de journalistes et quelque 300 personnes l'ont vu miraculeusement accoster, après avoir recueilli pieusement son dernier tweet : “Terre ! Les lumières de Long Island et de New York devant nous”.
Ajoutons cependant que le « machin » sert tout de même à nourrir beaucoup de monde.
Illustration : François Boucher : "St Pierre tentant de marcher sur l'eau"