Vladimir Nabokov disait que la psychanalyse était l’« application des vieux mythes grecs sur les parties
génitales » et la libido a fait presque couler autant d’encre que de sperme. « L’avidité libidinale n’a pas de limites, c’est bien le monde que l’homme voudrait pénétrer de son
phallus « insolemment » pointé, que la femme voudrait « ingérer » dans son palpitant abysse vaginal… » (G. Zwang, La fonction érotique, éd Robert
Laffont).
Sigmund Freud a tenté de répondre à la question de Stendhal : « Grand Dieu ! Pourquoi suis-je moi ? » (Le Rouge et le Noir). Son goût pour l’archéologie l’a poussé à creuser les profondeurs du psychisme humain jusqu’au couches de l’enfance. Il en est plus ou moins ressorti que les parents sont toujours coupables. La culpabilité est génétiquement un caractère dominant qui se transmet toujours de parents à enfants.
Le procédé de la psychanalyse consiste sommairement à dévoiler ses secrets en payant un témoin secourable, qui, lui-même, a dévoilé les siens en rémunérant un autre témoin bienveillant. Cette activité partiellement auto-entretenue, permet de faire circuler l’argent de la façon la plus simple qui soit à la satisfaction de chacun. Un des anciens analysants de Freud, avant de mourir, demanda à sa fille de transmettre à Freud le message suivant : « Dis-lui qu’il est un grand homme, quand bien même il a inventé la psychanalyse »[1]
[1] Il s’agit de Frink dont l’analyse avait perturbé la vie privée. La phrase est citée par Michael Specter et reproduite dans la biographie de Freud par Peter Gay.