C’est donc aujourd’hui que les 0,3% des soignants qui avaient refusé de se faire vacciner contre la COVID-19 peuvent, s’ils le désirent, réintégrer leurs services à la suite d’une loi proposée par le parti communiste, soutenue par les partis d’opposition et les députés d’outre-mer « caressant les suffrages des sectes obscurantistes ». Abrogation de l'obligation vaccinale et non suspension comme le voulait le gouvernement (157 voix pour, 137 contre).
Peut-être qu’une partie des réfractaires à la vaccination a changé de métier, je tiens ici à les en remercier, il est préférable qu’ils ne soient plus des acteurs de la santé publique puisqu’ils n’y croient plus. Les autres sont heureusement très minoritaires, mais on se demande comment ils vont être accueillis, ayant déserté du front lorsque leurs collègues étaient encore confrontés à la pandémie jusqu’à épuisement.
Les réfractaires à la vaccination comportent des personnes qui ont mis leur peur au-dessus de la raison sans opposition franche à la vaccination, mais surtout des personnes qui ont mis leurs croyances au-dessus des preuves scientifiques. Pour exercer leur métier de soignant, ils ont eu l’obligation de se faire vacciner, notamment contre l’hépatite B, c’est donc la technique utilisée à ARN qui a provoqué leur terreur. Ce dernier groupe est resté imperméable à toutes les études montrant sur des millions de vaccinés la bonne tolérance de ces nouveaux vaccins, et leur efficacité pour éviter les formes graves. Ils s’accrochent à un délire, parlant de génocide dont on ne voit pas l’ombre d’un mort, et comme il n’y a pas actuellement de trace de génocide, ils prévoient sa survenue ultérieure, affirmation totalement gratuite qui fait dire à une infirmière lors d’une émission TV grand public qu’elle refusera d’injecter ce poison à ses patients.
Réintégrer une telle personne dans un service hospitalier ou une maison de retraite, est tout simplement dangereux. De tels farfelus pourraient peut-être inciter des malades fragiles et influençables à refuser les vaccins. Cette réintégration des 0,3% est une ânerie qui sera sûrement préjudiciable lors de la prochaine pandémie et qui ne modifiera guère aujourd’hui la situation dans hôpitaux (sous réserve des établissement d’outre-mer où la proportion du personnel ayant refusé le vaccin est plus élevé, dépassant 10%) et le fait qu’elle ait été commise ailleurs ne la justifie pas pour autant.