Le système de santé français a montré ses insuffisances pendant la pandémie, mais le système de santé anglais est pire (toutefois, ce n’est pas une consolation). Le National Health Service (NHS) bat de l’aile depuis des années : « 6,8 millions de britanniques (10 % de la population) sont actuellement inscrits sur une liste d’attente du NHS. 2,6 millions sont en attente de soins depuis plus de 18 semaines et 380 000 depuis plus d’un an. Parmi eux, 1,5 millions de personnes sont en attente d’un diagnostic (dont 400 000 depuis plus de 6 mois), 40 % des malades atteints de cancer doivent attendre plus de deux mois après leur diagnostic pour débuter leur traitement et 42 % des patients aux urgences attendent plus de 4 heures avant d’être pris en charge ». Notons tout de même que pour ce qui concerne l’attente aux urgences, les hôpitaux français peuvent aisément battre ce record. Le 19 septembre, le jour des funérailles de la Reine, espérons qu’elle n’entraînera pas avec elle quelques sujets de Sa Majesté, car le NHS, déjà handicapé, va furieusement ralentir. Des services vont être fermés, les rendez-vous annulés, seules les urgences seront assurées et le personnel risque de manquer, les écoles et les crèches étant fermées. De profundis.