Car en dehors de la consultation à distance mais avec encore un dialogue et l’image d’un praticien, on en est venu à faire disparaître celle-ci et à couper le son, à se passer de son intervention et à brancher directement le patient sur des algorithmes capables de délivrer une ordonnance à partir des données fournies par des applications sur des bracelets connectées. Je viens de lire un article intéressant sur ce sujet par le Dr F. Dievart paru aujourd’hui dans Réalités cardiologiques où il fait référence à des études sur le suivi de patients et même sur l’évaluation de l’efficacité d’un médicament…sans médecin. A noter que plus le médecin s’efface dans la ville, plus on le voit dans nos lucarnes. L’auteur de l’article ne manque pas d’ironie et le termine par un message reçu sur WhatsApp par un de ses amis, que voici : “Bonjour, comme je n’ai pas Facebook, j’essaie de me faire des amis en dehors du vrai Facebook mais en appliquant les mêmes principes : tous les jours, je descends dans la rue et j’explique aux passants ce que j’ai mangé, comment je me sens, ce que j’ai fait la veille, ce que je suis en train de faire, ce que je vais faire demain. Je leur donne des photos de ma femme, du chien, de mes enfants, de moi en train de laver ma voiture, de ma femme en train de coudre. J’écoute aussi leurs conversations et leur dis ‘j’aime’. Et ça marche, il y a déjà 4 personnes qui me suivent : 2 policiers, 1 psychiatre et 1 psychologue.” Tout est dit sur l’absurdité de l’étalage narcissique de sa petite personne sur les réseaux sociaux. Quand on montre son cul, c'est aussi inviter à le botter.