Mais ses partisans continuent semble-t-il à y croire comme à un fait religieux : un prophète ne peut pas se tromper, le sang versé en son nom au cours des siècles en est la preuve. Les Raoultiens se sont contentés de verser leur haine, leurs insultes et leurs menaces dans les égouts des réseaux sociaux en s’attaquant aux médecins qui ont osé discuter le verbe et les actions du Maître, avec une préférence marquée à l’encontre des femmes qu’ils semblent aimer dégrader.
« Dans la tribune publiée le 23 décembre dans The Lancet, la pharmacologue suisse Caroline Samer, l'infectiologue Alexandra Calmy, également suisse, et Karine Lacombe affirment avoir été "victimes à divers degrés de menaces en tout genre, dont des déclarations diffamatoires, harcèlement et attaques misogynes". Bien que ce cyber harcèlement et les menaces de mort ne soient courageusement pas signés, la probabilité qu’il s’agisse de Raoultiens est grande car ce vomi est toujours en lien avec des interventions dans les médias lorsque ces femmes médecins tentaient « d'expliquer de manière rationnelle l'état des connaissances sur l'efficacité et la sécurité de l'hydroxychloroquine dans le traitement et la prévention du Covid-19". Il a même été constaté en France, au Brésil et en Suisse des menaces de mort proférées à l’encontre des spécialistes "après la publication d'études ne faisant pas la démonstration de l'efficacité clinique de la chloroquine et de l'hydroxychloroquine dans le Covid-19".
On doit reconnaître que Didier Raoult a fait beaucoup pour l’introduction de la démocratie dans les sciences mais dans sa forme la moins reluisante. Qu’il n’en soit pas remercié.