L’ennui avec les experts c’est qu’ils savent beaucoup de choses et l’esprit encombré par tout ce qu’ils savent ne leur permet pas toujours
d’appréhender ce qu’ils ne savent pas. Ceci les amène souvent à rejeter ce qui ne fait pas partie de leur savoir pour ne pas encombrer davantage leur esprit.
Voici quelques avis d’experts du passé. Nos successeurs se chargeront de juger nos jugements.
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La circulation est " paradoxale, inutile, fausse, impossible, absurde et nuisible " [1] affirme
à Paris, le Doyen Gui Patin lorsque l’Anglais William Harvey publie en 1628, à Francfort, après plus de vingt ans d’observations et d’expérimentations rigoureuses, sa théorie de la
circulation.
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« La chirurgie est parvenue au point de n’avoir presque plus rien à acquérir. » déclarait en toute simplicité
un chirurgien parisien renommé, Jean Marjolin, en 1836.
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« Eviter la douleur dans les opérations est une chimère qu’il n’est plus
permis de poursuivre aujourd’hui » affirmait, en1839, Alfred Velpeau, surnommé le Prince de la chirurgie, sept ans avant
la première opération chirurgicale sous anesthésie générale.
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« Si j’avais l’honneur d’être chirurgien, pénétré comme je le suis des dangers auxquels les exposent les germes des microbes répandus à
la surface de tous les objets, particulièrement dans les hôpitaux, non seulement je ne me servirais que d’instruments d’une propreté parfaite, mais après avoir nettoyé mes mains avec le plus
grand soin […] je n’emploierais que de la charpie, des bandelettes, des éponges préalablement exposées dans un air porté à la température de 130° à 150°… » recommandait Pasteur en
1878
A cela le professeur Peter à l’académie de Médecine, répondit la même année :
« Ce sont là des curiosités d’histoire naturelle, intéressantes à coup
sûr, mais à peu près de nul profit pour la médecine proprement dite, et qui ne valent ni le temps qu’on y passe, ni le bruit qu’on en fait. Après tant de si laborieuses recherches, il n’y aura
rien de changé en médecine ; il n’y aura que quelques microbes de plus […] L’excuse de Monsieur Pasteur, c’est d’être un chimiste qui a voulu,
inspiré par le désir d’être utile, réformer la médecine à laquelle il est totalement étranger.» [2]
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« Une habile mystification » déclara Lord Kelvin, un des plus grands physiciens de la fin
du XIXe siècle, lorsqu’on lui rapporta la découverte en 1895 des rayons X par l ‘Allemand
Röntgen.
Documentation réunie avec la collaboration de Jean Waligora
[1] Cité par Bariéty et Coury, Histoire de la médecine
[2] Cité par J-M Galmiche, Hygiène et médecine