En cette période agitée où les Français se plaignent beaucoup de leur sort, ils ont tout de même l’avantage d’avoir un système de santé qui reste encore performant malgré ses imperfections, où tous les soins sont gratuits pour plusieurs millions d’entre eux en raison de la faiblesse de leurs ressources, et peu onéreux pour les autres malgré le prix très élevé de certains actes dont ils peuvent bénéficier.
Dans d’autres lieux, des patients sont pris en otages dans les hôpitaux dans lesquels ils ont été soignés, et ne peuvent en sortir que lorsque les factures des soins ont été réglées par la famille. Les patients peuvent ainsi être enchaînés derrière des portes verrouillées et gardées par des hommes en armes qui patrouillent dans les couloirs.
C’est ce qui ressort d’une enquête publiée par l'agence de presse américaine Associated press (AP). Ces faits ont été observés dans une trentaine de pays. La pratique serait courante au Kenya et au Congo mais également signalée en Inde, en Chine, en Thaïlande, en Iran, en Bulgarie, en Lituanie et en Amérique latine. Des dizaines de femmes auraient été détenues à la maternité de Pumwani (Kenya) après la naissance de leur enfant. "Même la mort ne garantit pas la libération", relève AP. Les hôpitaux et les morgues kenyans retiennent des centaines de corps afin de forcer les familles à payer les factures.
D’après le Dr Ashish Jha, directeur du Harvard Global Health Institute. "Ce sont probablement des centaines de milliers, voire des millions de personnes qui sont affectées dans le monde entier."
Sources : Egora et Apnews.com