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27. Du mauvais sang

Le pape infanticide

Au XIIe siècle, les conciles (Clermont, Latran, Tours) interdirent aux membres du clergé la pratique de la médecine et surtout de la chirurgie en vertu du principe : «  Ecclesia abhorret a sanguine ». En 1492, le Pape Innocent VII, gravement malade, aurait dû s'en souvenir quand son médecin lui proposa la première transfusion sanguine humaine connue avec le sang de trois enfants. Les quatre en moururent. Le Pape aurait pu supporter la transfusion si son groupe sanguin avait été celui du « receveur universel », mais le monde est mal fait et ce groupe est le plus rare des quatre principaux découvert par l'autrichien Karl Landsteiner en 1901. La chance que les enfants soient tous trois des « donneurs universels » était également mince.

 

Sang noir et sang blanc

Pour éviter d'avoir recours à des volontaires (nous ignorons si les enfants sacrifiés pour le Pape l'étaient) pour une transfusion immédiate, Charles Drew inventa la banque de sang. Issu d'une famille noire pauvre de Washington, ce chirurgien américain découvrit, peu avant la seconde guerre mondiale, les techniques de conservation du plasma et du sang et montra que la transfusion de plasma seul, toujours possible quel que soit le groupe sanguin, pouvait être salvatrice. Pendant la guerre il organisa à Londres la collecte de sang pour la Croix Rouge anglaise, puis pour l'armée des Etats-Unis. Il démissionna lorsque le Département de la guerre américain décida que les dons de sang des noirs et des blancs devaient être séparés. Après la guerre, devenu chirurgien-chef du Freedmen's hospital de Washington,  il fût  reconnu et honoré. Victime d'un accident d'automobile en 1950, la rumeur veut qu'il soit mort parce qu'on aurait refusé de le transfuser dans l'hôpital le plus proche, réservé aux blancs. L'histoire, trop « belle » pour être vraie, a été déniée par sa veuve, mais la rumeur court toujours. Il reste vrai que l'on cherche en vain le nom de Charles Drew dans les dictionnaires des grands médecins et dans les histoires de la médecine éditées en Europe.

                                                                               

Un record sanglant

« L'affaire » du sang contaminé par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) responsable du sida s'est révélée en France médicalement incorrect et politiquement correct. Elle a illustré avec éclat, dans les années 80, l'exception française et les avantages du service public : le taux cumulé de sida d'origine transfusionnelle (hémophiles et transfusés) par nombre d'habitants en 1998 a été en France près de cinq fois supérieur à celui de l'Italie, près de dix fois celui de l'Allemagne et plus de treize fois celui du Royaume-Uni[1]. Ce record a été établi grâce à la préservation revendiquée de la vie privée des donneurs de sang pour ne pas écarter, par des questions insidieuses, ceux qui avaient le plus de risque d'être atteints par le virus : homosexuels, toxicomanes, et délinquants emprisonnés, permettant ainsi de le transmettre aux futures victimes dont la vie a paru moins respectable que le politiquement correct. Le droit a été donné à un futur opéré ou un malade de refuser la vérification de son « statut viral », c'est à dire la révélation d'une éventuelle atteinte par une hépatite ou le sida alors que son sang pouvait contaminer le personnel soignant. L'intérêt industriel national a permis de prendre trois mois de retard par rapport aux autres pays développés pour appliquer le test de dépistage français, et près d'un an pour éliminer le virus des produits sanguins, pour éviter d'importer les méthodes déjà mises au point aux USA, alors que d'autres pays n'avaient pas  hésité à le faire. Quant aux produits en stock et en circulation dont le virus n'avait pas été éliminé, ils ont été laissés à la disposition du public pour des raisons économiques. Les laboratoires privés dans les pays voisins s'étaient empressés de les retirer du commerce pour éviter d'éventuels procès, ce que le service public en France n'a pas fait, pensant être à l'abri de ce type de désagréments. Pour ce triste record nos politiques ont admis être responsables mais pas coupables et les médecins intéressés se sont avérés irresponsables et coupables.


Documentation réunie avec la collaboration de Jean Waligora


[1] D'après un tableau figurant dans le « Dictionnaire de la Pensée Médicale »

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D
C'était donc pour établir le diagnostic et le taux d'oxygène bas a été mesurée probablement lors d'une apnée, ce qui n'est pas étonnant et explique les palpitations que vous avez ressenties.
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N
J'ai mis cet appareillage toute une nuit le 30 août. autour du haut de la poitrine, un autre autour de la taille, un au poignet et un au doigt. les "lunettes dans le nez aussi. Il fallait dormir sur le dos, mais j'ai dormi sur mon coté habituel à droite et retirer le tout vers 1h30, et ai pu ma rendormir ensuite. De toutes manière je vous remercie. Vous avez je l'ai remarqué depuis que je vais sur votre blog, un pouvoir qui me rassure et m'apaise, cela doit s'appeler la confiance instinctive ! Merci encore Nettoue
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D
J'ai encore une activité professionnelle mais je ne consulte plus. A partir des renseignements, j'en retire surtout deux choses : on pense à un syndrome d'apnée du sommeil pouvant entraîner les troubles nocturnes. L'appareil que l'on vous propose est je pense pour confirmer le diagnostic (car il existe un appareil pour traiter ce syndrome). Pour le taux d'oxygène il faut savoir à quel moment il a été mesuré (pendant une apnée ?). Pour l'instant le diagnostic d'insuffisance respiratoire est semble-t-il à confirmer.
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N
Je ne sais pas si cet article est le plus approprié à mon cas ? Un cardiologue m'a fait fin juillet un examen complet échographie, toppler de la nuque etc. "J'aimerais avoir un coeur comme le votre à votre âge", donc tout va bien seulement deux petites fuites sans doute de longue date. Je le consultais en raison de battements de coeur très fort la nuit lorsque je me réveillais vers deux heures, avec naturellement angoisse avant de pouvoir me rendormir... L'on parlait d'apnées du sommeil, et comme ces derniers temps j'ai des difficultés à me rendormir, je me lève et tout redevient normal. Il m'a proposé un appareillage compliqué pour une nuit chez-moi, dont acte ! Il ne s'agit pas de ça, mais d'un manque d'oxygéne dans le sang (49%)et je dois voir un pneumologue . Avec mon généraliste, et en attendant ce rendez-vous le 11 octobre, nous avons éliminé tout ce qui apparemment pouvait conduire à ce résultat ! Je n'ai jamais fumé, ni bu. J'ai du avoir deux grippes et rhumes jusqu'ici et n'ai pas travaillé dans des endroits à risques ! Par contre je fais de la spasmophilie depuis trente ans, avec crises de tétanie(horrible)tout au début. Depuis je prends du magnésium à foison et du Temesta qui de 2,5 est passé depuis longtemps à 1 mg, (chaque fois que j'ai voulu l'arrêter cela à débouché sur une crise, la dernière à 20 ans. Le cardiologue à un doute très léger sur les remèdes, Témérit 1/4, depuis un an, et lamaline ayant remplacé après moult essais le Di-Antalvic, pour des problèmes de contractures musculaires, pincements cervicaux, soignés actuellement par un ostéopathe, etc...Sinon le mot fibrose est suspectée et j'ai une trouille de tous les diables en train de déboucher sur une dépression, car de l'oxygène la nuit j'accepterais, la journée jamais ! Je n'en suis qu'au début des examens avec radios des poumons mardi et rendez-vous chez le pneumologue le 11 octobre. Voilà, si ce long (discours), vous ennuie, mettez-le aux oubliettes Paul, mais comme je consulte souvent vos rubriques médicales j'ai éprouver l'envie devant l'article "questions-réponses", d'étaler mes pleurnicheries. Et puis si vous consultiez encore j'irai volontiers jusqu'à Paris !!! Amicalement Nettoue
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