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223. Ma contribution au bonheur

Depuis des millénaires la recherche du bonheur est l’objectif principal des hommes (et probablement des animaux non humains). A vrai dire, on ne recherche pas le bonheur : on le trouve et le plus souvent d’ailleurs après l’avoir perdu. Depuis longtemps philosophes et sages se sont penchés sur la question et beaucoup ont abouti aux conclusions suivantes : pour être heureux, il ne faut pas souffrir et pour ne pas souffrir il ne faut pas s’exposer aux souffrances et donc en faire le moins possible ou alors agir et accepter la souffrance qui ne dépend pas de nous en tirant une sérénité de cette maîtrise. Pour Alain, qui a beaucoup écrit sur le bonheur, celui-ci serait affaire de volonté et d'effort, il se conquiert : "l'homme n'est heureux que de vouloir et d'inventer".

Après les penseurs, sociologues, psychologues, psychiatres, neurologues et scientifiques ont abordé cette question irritante et tenté de préciser les paramètres du bonheur. En voici une vision médico-sociale :

 

La moitié de notre aptitude au bonheur serait innée, liée à notre programmation génétique, c’est en tout cas ce qu’affirme le généticien David Lykken après avoir étudié des jumeaux monozygotes ayant évolué dans des milieux très différents. Sans doute en partie par l’intermédiaire de la chimie du cerveau : sécrétion de dopamine en cas d’accomplissement personnel, d’opioïdes en cas de sensation agréable, de sérotonine pour l’humeur (sécrétion favorisée par la consommation de produits sucrés). C’est non la sécrétion mais la quantité secrétée qui importe dans l’éclosion du bonheur (je pense que certaines béatitudes laissent penser qu'il existe un risque d'over dose).

 

Les évènements extérieurs ne joueraient que pour 10%. La guerre et les catastrophes ne sont pas incluses dans ces évènements.

 

Restent 40% qui dépendent plus ou moins de nous et dans lesquels on peut mettre les ingrédients suivants :

 

L’argent. C’est en tout cas le résultat d’un sondage CSA pour la moitié des Français, alors que la santé domine pour seulement un tiers d’entre eux. Il y a donc un secret pour profiter de son argent dans la tombe ?

 

Vivre en couple (mais l’amour ne semble pas avoir été pris en compte). Les divorcés ont quatre fois plus de risque d’avoir un épisode dépressif, selon une étude québécoise. J’ignore si l’on a retiré les femmes battues de la statistique.

Participer à des associations. Peut-être pour comparer et trouver des gens plus malheureux que soi.

 

La méditation serait un facteur favorable au bonheur (en se basant sur l’imagerie du cerveau), mais ce n’est pas donné à tout le monde (surtout pour dépister le bonheur sur l’IRM).

 

Surmonter un malheur augmenterait l’aptitude au bonheur et à l’ouverture aux autres (Cyrulnik). C’est un moyen qu’il n’est pas conseillé de provoquer.

 

Attraper le bonheur par contagion en côtoyant des gens heureux et la contamination pourrait durer un an. Selon une étude récente, chaque ami heureux augmenterait de 9% la probabilité de le devenir, alors que des amis ronchons diminueraient l’aptitude au bonheur de 7%.

 

Nous entrons dans le domaine envié des mathématiques et des psychologues britanniques n’ont pas hésité à établir une formule mathématique du bonheur après l’interrogatoire d’un millier de personnes, la voici :

Le bonheur = P + 5E + 3H

P = caractéristiques personnels

E = santé, capacité financière, amitié

H = estime de soi, ambition, sens de l’humour

 

Alors heureux ?

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C
En matière de santé et de finance, je suis très au dessous du coefficient 5. Par contre en matière d'ambition, j'ai beaucoup plus que 3.  <br /> Ceci compense-t-il ceux-là ? Puis-je espérer être heureux un jour ?
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Z
Je partage le commentaire de Livia à 150% avec sa jolie formule : "Vouloir décrypter le bonheur, c'est vouloir attraper le vent..."<br /> Le bonheur se trouve dans la personnalité de l'individu et de sa capacité à rebondir par rapport à des situations difficiles, l'argent n'intervenant que très peu dans ce domaine ! Rien de génétique dans tout cela à mon avis.<br /> Bonne soirée Doc, sous une grisaille, et une bonne saucée qui me rend heureuse pour la terre qui en avait tant besoin !
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P
Que l'on m'évite les motifs d'être malheureux serait déjà suffisant. J'aurais du temps pour m'occuper à être heureux.
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L
Je pense que l'on est apte au bonheur de par son caractère, mais je ne sais si c'est génétique, je suis d'un naturel très gai, j'aime rire, j'aime la légèreté et ne m'appesantis pas sur les mauvais moments (tout le monde en a), mais j'ai des frères et soeurs, qui aiment s'auto-flageller, et certains cultivent les sales moments que la vie leur à imposer, nous avons donc un patrimoine bonheur en nous qui ne demande qu'à être cultivé.<br /> Vouloir décrypter le bonheur, c'est vouloir attraper le vent... et l'argent n'est certainement pas la clé du bonheur!
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