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Raphaël Glucksmann a été élu hier dès le premier tour de la primaire des « socialistes démocratiques » comme candidat à la présidentielle avec une majorité écrasante des 2/3 des votants. Il est vrai que les concurrents manquaient encore plus de séduction : le chef du parti socialiste, plus sous-marin de Mélenchon que chef, la mégère incontrôlable du Poitou, et deux inconnus, l’un un peu moins que l’autre. Dans son allocution au terme de cette victoire, Gluckmann a insisté sur trois points :
le premier est l’égalité fiscale, ce qui est un gage du socialisme actuel, les impôts supplémentaires restant l’essentiel de son idéologie déliquescente.
Le second est l’union, dont on peut déjà en douter. Olivier Faure qui a perdu sa légitimité au sein de son parti par cette humiliante défaite ne fera sûrement pas de cadeaux à son concurrent largement vainqueur. Ségolène Royal, déçue par son score, a ignoré à deux reprises devant les caméras l’ébauche de main tendue par Glucksmann qu’elle n’a pas ménagé lors des débats de la primaire. Quant au matou Hollande, il ronronne dans son coin prêt à surgir.
Le troisième point est la position de Glucksmann rejetant nettement les deux extrêmes. Mélenchon et sa meute des pseudo insoumis, mouvement totalitaire que la violence n’effraie pas, pro-islamiste à ses heures, antisémite à plein temps, pro-russe en sourdine et partisan d’une France nouvelle peuplée de descendants des anciens colonisés. Si Glucksmann rejette l’hégémonie de Mélenchon à gauche, son objectif est d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir, soit par le truchement de Marine Le Pen dont on ignore encore si la Cour de Cassation ne lui offrira pas un bracelet comme cadeau de son innocence qu’elle proclame contre toute évidence, soit par le truchement de Bardella dont la jeunesse inexpérimenté est devenue un poids à trainer depuis qu’on la soupçonne d’avoir été un tantinet Soralienne.
Morne plaine, quand on y ajoute Edouard Philippe qui perd des points dans les sondages à chaque fois qu’il ouvre la bouche, Attal qui ne fait pas peuple, même quand il fait la tournée des bistrots, Retailleau qui n’arrive pas à sortir de sa Vendée...etc... etc...Car ils sont nombreux.
Illustration : William Sadler : "La bataille de Waterloo"