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Les évènements récents, la multiplicité des poursuites contre des agresseurs sexuels (à ce propos où en sont celles concernant Mr Gérard Miller dont on n’entend plus parler et qui, d’après la rumeur, serait en villégiature à Venise, ses accointances avec les usurpateurs de l’insoumission seraient-elles à l’origine de cette quiétude ?) et leur heureuse médiatisation montrent que nombre d’hommes sont restés, malgré le vernis de la civilisation, très proches de l’homme des cavernes à la recherche de la femelle pour la plier à sa volonté de prédateur. A vrai dire, ce n’est qu’une supposition téméraire car à ma connaissance nous n’avons aucun renseignement sur la sexualité des hommes des cavernes mais il serait peu vraisemblable qu’ils se pliassent à l’amour courtois.
D’autres, sans être des prédateurs sexuels, sont néanmoins obnubilés par leur sexe sans pour autant s’en servir à tort et à travers et aux dépens des autres. La fixation sur la longueur du phallus est une préoccupation largement répandue comme si cette longueur phallique était une valeur suprême pour juger d’un individu au point de subir des interventions d’extension. Mais l’homme n’est qu’un petit amateur à côté de la femme qui fait volontiers modifier ses seins, ses fesses et même sa vulve pour leur donner un aspect plus attractif.
A ma surprise, j’ai appris récemment que des hommes éprouvaient beaucoup de satisfaction à traîner entre leurs jambes de grosses bourses. Il ne s’agit pas d’avoir, ce qui est bien difficile, de gros testicules, sources de la virilité, mais un gros volume apparent des « couilles », purement cosmétique, en s’injectant des substances diverses jusqu’à en tirer un certain plaisir (plutôt masochiste). Cela s’appelle le ballmaxxing. Sur les réseaux sociaux, les pratiquants s’échangent des conseils pour bien effectuer cette drôle de pratique qui me suggère que la taille de leur cerveau doit être inversement proportionnelle à celle de leurs bourses. Les substances pour cette gonflette varie de la perfusion saline à l’injection de Surgilube, un lubrifiant chirurgical fabriqué à partir de gommes naturelles hydrosolubles. Un adepte se serait vanté d’avoir ainsi obtenu des bourses d’un diamètre de plus de 35 centimètres !!! On se demande comment ce recordman pouvait se vêtir et marcher. Cette prouesse n’a probablement duré que quelques jours car le scrotum finit par absorber le liquide comme un buvard, soucieux de récupérer sa forme initiale. Mais les adeptes de la chose n’hésitent à renouveler régulièrement l’opération pour se sentir plus viril (ce qui est absurde) avec le risque de blessures, d’infections et de détérioration des structures contenus dans le scrotum.
L’homme est décidément un drôle d’animal.
Illustration : Pierre de Cortone « L’enlèvement des Sabines »