Négationisme russe

Publié le par Dr WO

La Société russe d'histoire militaire, dirigée par Vladimir Medinski, conseiller de Vladimir Poutine (et, accessoirement, chef de la délégation russe aux pourparlers "de paix" avec Kyiv) a organisé une exposition sur le site du mémorial de Katyn où la police secrète soviétique a assassiné, au printemps 1940, environ 22 000 officiers, policiers et intellectuels polonais sur ordre de Staline. Cette exposition a été inaugurée le 10 avril, date choisie avec délicatesse par les Russes car il s'agit  de la date anniversaire de la catastrophe aérienne de Smolensk, qui a coûté la vie à 96 personnes, dont le président polonais Lech Kaczyński et son épouse Maria, survenue le 10 avril 2010, et trois jours avant la Journée polonaise de commémoration des victimes du massacre de Katyn, le 13 avril. 

Cette exposition sur le lieu même où les Russes ont massacré des milliers de Polonais, est destinée... à dépeindre la « haine de l'élite polonaise envers la Russie et le peuple russe », au fil des siècles. Et pour compléter l'indécence, elle se concentre principalement sur le XXe siècle et la Seconde Guerre mondiale.

On comprend pourquoi Trump admire Poutine.

 

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P
Les nazis et les communistes se sont partagé la Pologne. A Katyn, les communistes ont massacré les officiers polonais pour éradiquer une "élite". Ils ont ensuite eu le culot de mettre ce massacre sur le dos des Allemands. La vérité a été connue très tôt mais le mensonge a duré presque jusqu'à la chute du mur avec la complicité des partis communistes des pays européens. Je me souviens que des communistes de mes relations m'accusaient encore en 1965 d'anti-communisme primaire quand j'évoquais Katyn.
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D
Et Poutine suit le mouvement en inversant la culpabilité.
B
Deux personnages très "clivant" comme on dit et qui doivent jouer à celui qui fait pipi le plus loin pour s'assure un certain avantage l'un par rapport à l'autre, quelles qu'en soient les motifs et les conséquences dégâts collatéraux. Deux coqs de combat, deux cerfs en rut qui s'affrontent de loin dans un jeu dangereux et incompréhensible pour les spectateurs extérieurs <br /> Sinon, bien sûr que la démarche de Poutine est une abjection inutile et dangereuse<br /> <br /> Je ne sais pas ce qui est le mieux pour la Paix, l'entente pas très cordiale entre Trump et Poutine, ou le vieille rivalité/animosité Truman-Staline ou Kennedy-Khrouchtchev ?
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B
Pourquoi pas...
D
Carlus a apporté d'autre éléments à l'appui d'une culture européenne. La France est faite de tous les particularismes hexagonaux comme l'Europe est faite de tous les pays dont les histoires sont intriquées, et chacun d'eux a bénéficié de l'apport des autres (jusqu'à des ministres ou des rois) et parfois par le truchement des guerres.
B
C'est certainement que je suis plus attaché au passé et aux traditions... Pour moi la culture allemande, ou française, ou italienne n'est pas la culture "européenne" . pas plus que le folklore breton ou auvergnat est le folklore "français". Même s'il y a ce qu'on appelle un "socle commun"<br /> De même il y a une différence qui a parfois couler du sang et de la salive entre catholiques et protestants et chrétiens orthodoxes... Même si le christianisme est le "socle commun"<br /> J'a i assez peu voyagé en Europe : Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne et Yougoslavie... mais ce n'était pas vraiment pour rencontrer des personnes identiques à ce que j'étais. Bien au contraire. Malgré notre "socle commun"<br /> <br /> Notez que je ne "prêche" pas le contraire, surtout pour des raisons politiques, mais que j'essaie (si j'ose dire et m'attribuer ce rôle) de le conserver (au moins pour moi) tel quel pour des raisons culturelles (et sentimentales)<br /> <br /> Mais il y a des choses plus graves que ça !
C
Si je peux pacifiquement entrer dans ce débat, je dirais pour défendre l'existence d'une culture européenne, que des catholiques italiens, des orthodoxes grecs , et des protestants allemands partagent quand même grosso modo la même religion, s'agenouillent devant les mêmes icônes et prient le même Dieu, surtout aujourd'hui où les rituels ont moins d'importance qu'auparavant.<br /> <br /> Je dirais que Charlemagne est dans les livres d'histoire de France, d'Allemagne, d'Autriche, de Belgique, de Suisse, d'Italie et quelques autres. <br /> Que César est dans les livres d'histoire de tous les pays européens. Qu'une majorité des langues européennes sont dérivées du latin. ( Je rappelle pour comparaison que Poutine considère que tous pays russophone est sous sa protection)<br /> <br /> Que César, Roméo et Juliette, Don Quichotte, Arlequin, Don Juan, Casanova, Dracula, Christophe Colomb, Pascal, Descartes, Galilée, Copernic, Jean-Claude Van Damme, Brigitte Bardot et des centaines d'autres personnages sont des icônes européennes plus que des représentants de tel ou tel pays d'Europe.
D
Bien, nous sommes en total désaccord. Non seulement la culture européenne existe mais elle été largement exportée jusqu'aux antipodes. Pour ma part, j'ai beaucoup voyagé en Europe et les gens que j'ai rencontrés étaient identiques à ce que je suis. C'est une évidence, et prêcher le contraire pour des raisons politiques me semble artificiel, de la même façon que considérer comme fondamentalement différentes les formes prises par le christianisme sur le continent européen.
B
Je suis désolé, attaché que je suis à l'identité européenne par opposition à d'autres plus... exotiques, je maintiens qu'il n'y a pas de culture commune : (celtes/gréco-latins(, ni de religion commune (catholicisme/protestantisme/ christianisme orthodoxe), ni même d'histoire commune (même si von der Leyen --et Macron-- veulent effacer les histoires nationales pour les remplacer par une histoire de l'Europe. <br /> <br /> Il existe un "socle commun" indéniable qu'il faut faire fructifier sur d'autres plans que politique ou économique<br /> <br /> https://www.revue-elements.com/ (pour la civilisation européenne)<br /> https://www.terreetpeuple.com/ (résistance identitaire européenne)<br /> https://institut-iliade.com/ (pour la longue mémoire européenne)<br /> .... si le cœur vous en dit !<br /> <br /> La notion de "culture européenne" est née après 1945 pour (tenter de) reconstruire la paix en créant des entités spécifiques dédiées : Capitale (tournante) de la Culture Européenne, programme Erasmus, etc...<br /> <br /> <br /> (hors sujet, désolé, je cause je cause... et j'en oublie les Polonais !)
D
Il fut même un temps où l'on parlait latin dans toute l'Europe et pour tous ses pays, les racines sont surtout gréco-romaines et un peu judaïques.
D
On peut discuter sur la forme que pourrait prendre une union européenne, mais dire qu'il n'y a pas de culture européenne commune, d'histoire commune, de religion commune me semble une affirmation étonnante. La seule chose qui sépare les pays européens c'est la langue, bien que la littérature soit, elle, homogène et interpénétrée. Stefan Zweig fut, entre autres, le chantre de cette culture commune à tous les pays européens.
B
La voie choisie n'était pas la bonne (je n'en ai pas de rechange qui serait infaillible) mais la différence entre les nations et les populations européennes est trop disparate, il n'y a aucun point commun historique ou culturel, pas même religieux, entre un Portugais et un Norvégien ou un Irlandais et un Polonais, (par exemple). <br /> De Gaulle (mes excuses à Carlus) était pour une Europe des Nations, ou des Etats, "confédérale" ou "intergouvernementale" rejetait fermement tout projet d'institution non élue ("Commission" toute puissante) ce qui a finalement abouti à l'UE qu'on connait, antidémocratique et centralisée. C'était certainement la meilleure voie sinon la seule à être fiable<br /> Les Etats Unis ont une histoire commune, bâtie sur le destruction des peuples autochtones certes, mais commune et profondément ancrée dans les mœurs.<br /> La Russie a, de gré ou de force construit une population plus ou mois homogène, malgré les distances et les cultures différentes d'est en ouest, sous la férule de l'URSS.<br /> L'Europe n'a rien de tel et cette union ressemble plus à un mariage forcé qu'à un mariage d'amour ou même par intérêt..<br /> J'ai eu l'occasion de m'expliquer plus longuement là-dessus.
D
Une entente est toujours préférable mais elle s'est faite sur notre dos et à nos dépens. Je sais que ce n'est pas votre opinion, mais notre résistance aux puissances continentales ne pourrait se faire qu'au niveau européen avec ses 450 millions d'habitants. Si ce n'était pas le cas, on se demande pourquoi Trump et Poutine tiennent tellement à disloquer l'UE sinon pour vassaliser séparément chaque état qui la compose.
C
C'est la force et la grande faiblesse de nos démocraties de savoir reconnaitre nos erreurs et nos horreurs. Nous, nous reconnaissons et analysons l'esclavage, le génocide, les massacres pour faire en sorte que cela ne se reproduise plus. <br /> Mais allez demander aux Turcs de reconnaitre le génocide des arméniens ! Allez demander aux Saoudiens de reconnaitre qu'ils ont longuement pratiqué l'esclavage ! Allez demander au pouvoir russe de reconnaitre qu'il ont affamé l'Ukraine faisant des millions de morts ou massacré l'élite polonaise. Allez demander aux Africains de reconnaitre qu'il existe entre eux de nombreuses formes de racisme inter-ethnique !<br /> <br /> Ils répondront tous " C'est faux, c'est l'Occident seulement qui a commis des crimes dans l'histoire de l'humanité!" ( et accessoirement " nous exigeons réparations financières")
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D
Les démocraties sont devenues les boucs émissaires des régimes autocratiques. Curieux et dangereux retournement. Mais ces boucs émissaires n'ont jamais autant attiré les populations sous régime autocratique.
L
On ne parle d=que des nazies que l'on qualifie à tord d'extrême droite ( je n'ai jamais compris pourquoi ,) mais les communistes ne sont pas en reste ils ont fait la même chose mais...avec la bénédiction des bien-pensant !<br /> Mais qu'est-ce que Donald vient faire là ???
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D
Il ne vous a pas échappé que Trump manie sans cesse les fausse nouvelles, les fausses affirmations, mais en matière de mensonges, Poutine va encore plus loin et de façon plus indécente. Trump ne cache pas une certaine admiration pour Poutine peut-être pour son culot dans la désinformation et sûrement pour son autoritarisme.