La mare aux grenouilles
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A un an de la présidentielle, on voit des grenouilles gonflées de prétention pour paraître aussi grosses que des bœufs. Des grenouilles qui commencent à grenouiller dans la mare politique en tâtant la température dans la perspective lointaine de postuler pour s’asseoir sur le plus grand nénuphar de la mare. Des Ruffin, des Tondelier, des Autin, des Bardella ou autres qui ont l’outrecuidance d’estimer qu’ils ont les qualités nécessaires pour diriger un pays comme la France ou de ce qu’il en reste en prétendant la réparer. Des nains qui n’ont aucune histoire, sinon celle de leurs démêlés picrocholesques au sein de leur famille partisane qu’un appartement pourrait parfois contenir, qui n’ont assumé aucune responsabilité gouvernementale ou internationale, qui n’ont fait que coasser pour se faire entendre afin d’exister. Peut-être veulent-ils imiter Emmanuel Macron, employé de banque, mais au moins avait-il eu avant de se mettre sur les rangs des responsabilités ministérielles, s’il n’avait pas d’histoire comme les premiers présidents de la Ve République qui parfois en avaient même été des acteurs.
Et dans cette mare aux grenouilles gonflées, la France risque fort de se noyer s‘il n’y a personne pour la repêcher. Mais plus il y a de prétendants, moins ils sont crédibles et celui qui fait le plein d’estime des Français apparait aussi comme le plus gonflé de vide.