557. Que nous restera-t-il ?
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« Dans le cadre d’un programme pilote avec la start-up Doctronic, l’état de l’Utah aux États-Unis, autorise désormais l’intelligence artificielle à renouveler des ordonnances médicales » (Egora). Son robot conversationnel peut désormais, dans le cadre d’un programme pilote, renouveler des prescriptions "de routine pour les maladies chroniques, sans intervention d'un médecin".
Après vérification de l’identité du patient, l’IA "vérifie l’historique des ordonnances, pose des questions cliniques, détermine l’admissibilité et envoie directement la demande de renouvellement à la pharmacie". 191 médicaments peuvent être prescrits hors stupéfiants. Le coût de ce service est de 4 dollars.
Pour le fondateur de Doctronic : "l’IA est en réalité meilleure que les médecins pour ce type de tâche. Lorsque vous consultez un médecin, il ne réalise pas toutes les vérifications que l’IA effectue systématiquement. Je suis convaincu que ce sera infiniment plus sûr qu’un médecin".
Une solution pour les déserts médicaux ? Bien sûr, les médecins et les étudiants en médecine aux USA sont opposés à cette concurrence robotique et pour ma part je suis bien content de ne plus exercer la médecine car il est évident que l’IA sait plus de choses que moi, qu’elle peut faire des rapprochements ou tenir compte de contre-indications thérapeutiques qui auraient pu m’échapper. Par contre, l’IA peut-elle dépister des dissimulations ou des simulations ? Il me semble que l’on peut plus facilement berner un robot qu’un être humain qui reste plus expert en malhonnêteté.
Cependant cette start-up Doctronic ne prétend pas que son robot est un médecin, alors qu'une autre entreprise aux USA propose des appels avec Jésus pour 1,99 dollar par minute, mais sans promettre de guérison miraculeuse, il y a des limites à la malhonnêteté.