Trump à la tête de la première puissance mondiale roule des mécaniques après que son armée ait enlevé promptement le président illégitime du Venezuela, dictateur mafieux qui a ruiné son pays, classé au-delà du top 50 des puissances mondiales. Trump salive devant le Groenland lié à un petit pays, le Danemark, mais qui fait partie de l’UE, et il a un oeil énamouré sur son grand voisin, le Canada. Il rejoint ainsi la famille des grands prédateurs qui masquent leur soif hégémonique et leur appétit des ressources par un besoin de sécurité. Les autocrates ne se sentent jamais tranquilles, ils ont tous une tendance paranoïaque ou joue à se faire peur pour justifier auprès de leur population leurs menées injustifiables.
Mais l’Amérique de Trump, puissant dehors, va devenir malade de l’intérieur. Malade au sens propre du terme car ce président, éclairé par un illuminé, rejeton rejeté de la famille Kennedy qui avait promis en prenant ses fonctions au poste de secrétaire à la Santé et aux Services sociaux de « remettre l’Amérique en bonne santé », a bien avancé en 2025 dans le démantèlement systématique des infrastructures sanitaires américaines.
« Au total, en raison de la loi One Big Beautiful Bill Act – promulguée par Donald Trump en juillet – et d’autres modifications de la politique, le nombre de personnes sans assurance maladie devrait augmenter d’environ 17 millions. Le « One Big Beautiful Bill Act », dénomination à la limite du grotesque mégalomaniaque, « prévoit 1100 milliards de dollars de coupes dans les dépenses de santé sur dix ans, dont plus de 1 000 milliards sur Medicaid, le programme d’assurance santé pour les personnes handicapées et à faibles revenus ».
« Dans le New York Times, Benjamin Sommers, professeur d’économie de la santé à Harvard, calcule que les coupes dans Medicaid pourraient causer entre 24 000 et 32 000 décès supplémentaires par an ». Il faut y ajouter les 10 000 décès liés à la perte de couverture concernant les reformes de l’Obamacare.
Les coupes budgétaires toucheront surtout les hôpitaux et les centres de santé ruraux. Avec les fermetures prévues, on estime que « les femmes enceintes devront parcourir 50, 60 kilomètres ou plus pour accoucher, tandis que les services médicaux d’urgence pourraient mettre une heure à atteindre un patient victime d’une crise cardiaque ».
Robert F. Kennedy, « antivax » notoire, diffuse allègrement par les canaux officiels de fausses informations sur les vaccins pour que la population s’en dispense. La rougeole qui avait été éradiquée, réapparait passant de 285 cas en 2024 à 1916 en décembre 2025. Une étude publiée dans le Journal of American Medicine fait des projections alarmistes si les choses ne changent pas alors que le vaccin contre la rougeole est sûr et efficace.
L’administration Trump pense à l’avenir et propose une coupe budgétaire de 40% sur la recherche médicale qui jusqu’à présent était si fertile aux USA pour le bénéfice de tous. Il faut y ajouter le retrait des USA sur le plan international (OMS et USAID) qui pourrait se solder par des millions de morts.
C’est ainsi que Trump remercie ses électeurs qui vont être les premières victimes du démantèlement du service de santé : zones rurales, travailleurs de la classe ouvrière blanche, mineurs pour ce qui concerne la prévention de la silicose. Serait-on puni par où l'on a péché ?
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Source : article de Olivier Hertel (Le Point le 27/12/25)