Quand on invoque Dieu pour régner, ce n’est pas le paradis que l’on fait descendre sur Terre, mais plutôt l’enfer que l’on fait monter. Quand les chrétiens avaient un pouvoir, ils en ont abusé, toujours au nom de Dieu, du Bien, de la Pureté en commettant le suprême blasphème de prétendre connaître Ses intentions et Sa volonté pour torturer et tuer en Son Nom. Nous avons eu Savonarole qui prit pendant 4 ans le pouvoir à Florence au XVe siècle en prétendant y instaurer la « Jérusalem terrestre » et qui fut exécuté par ceux qu’il voulait sauver du péché, un péché qu’il voyait partout, ce qui avait fini par lasser. Nous avons eu Calvin qui prit au XVIe siècle le pouvoir pendant une trentaine d’années à Genève pour imposer son intolérance, Michel Servet en fut brûlé vif.
Mais l’islam, le dernier monothéisme, a pris la relève totalitaire sans faiblesse, et s’est épanoui dans la théocratie la plus accomplie, celle de la République islamique d’Iran qui met sur le compte de Dieu : le viol, la torture et le meurtre sans oublier au passage d’enrichir ses promoteurs, et cela dure depuis près d’un demi-siècle. Les Iraniens se soulèvent périodiquement et affrontent sans armes les forces de répression du régime qui tiennent à leur pactole, toujours au nom de Dieu, dont le silence devient gênant, peut-être que cette fois prendra-t-Il partie pour les opprimés ?
Cependant, Dieu, quel que soit le nom qu’on Lui donne, n’est pas fait pour intervenir ou régner, mais pour consoler.
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