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Ce matin, j’ai entendu un journaliste dire à la TV : « le 1er mai est la fête du travail, c’est le seul jour où les travailleurs font une pause ». Dire une telle bêtise alors que le mois de mai est le mois où l’on travaille le moins, un mois où le fêtes et les ponts se multiplient et où l’on poursuit les artisans qui osent faire travailler leurs employés dans les commerces particulièrement actifs le 1er mai.
« Le boulanger parisien Jean-François Bandet est victime de l’idéologie antitravail et de l’administration française que Courteline, le drolatique contempteur de cette dernière, définissait jadis ainsi : « Un lieu où ceux qui arrivent en retard croisent, dans l’escalier, ceux qui partent en avance. » Le 1 er Mai est un jour férié et chômé, on ne plaisante pas avec ça. Après avoir été contrôlé en 2021 par un inspecteur du travail apparemment pas en télétravail, le boulanger vient d’être convoqué au commissariat pour avoir osé servir sa nombreuse clientèle avec ses 21 salariés. Son métier n’étant pas considéré comme « essentiel », il risque 78 750 euros d’amende. La France est un pays qui, ayant la tête à l’envers, sanctionne ceux qui travaillent trop mais jamais ceux qui ne travaillent pas assez » (Franz-Olivier Giesbert)
Illustration : Caillebotte